jeu. Oct 21st, 2021

AFRIQUE BÉNIN Un musée du Bénin va accueillir 27 objets traditionnels provenant de collections européennes

AFRIQUE BÉNIN Un musée du Bénin va accueillir 27 objets traditionnels provenant de collections européennes

Le musée de la Récade de Lobozounkpa, près de Cotonou, au Bénin, va accueillir vendredi 17 janvier vingt-sept nouvelles récades, sabres et objets de culte fon, offerts par un collectif d’antiquaires parisiens, a annoncé un communiqué. En 2015 avait été créé cet espace de Lobozounkpa, sur une initiative du galeriste parisien Robert Vallois et du Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés.

Au sein de cet espace d’accès gratuit, avait été érigé le « Petit Musée de la Récade », inauguré en 2015. A son ouverture, sa collection était constituée de trente-sept récades (sceptres en forme de hache ou de crosse) anciennes, six objets royaux et de culte fon, tous offerts par le Collectif et des collectionneurs privés.Lire aussi  Bénin : « Demander à la France qu’elle retarde la restitution de nos œuvres d’art est une atteinte à notre fierté »

Depuis son inauguration, les initiatives de retour d’objets traditionnels sur leur terre d’origine se sont poursuivies. Ces nouvelles récades, sabres et objets, provenant de deux anciennes collections européennes, acquises par le Collectif lors qu’une vente aux enchères à Nantes, viendront enrichir la collection.

Une politique muséale dynamique

Ce geste matérialise le retour d’œuvres du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées. Il s’inscrit dans un plus vaste débat sur les restitutions d’œuvres d’arts premiers à l’Afrique. La restitution par la France au Bénin de vingt-six statuettes du royaume d’Abomey, annoncée en 2018, et qui se trouvent au Musée du quai Branly-Jacques Chirac, est actée et se fera courant 2020 ou début 2021.

En Afrique de l’Ouest, le trafic de faux médicaments plus lucratif que les stupéfiants

Malgré une lutte qui se structure, la prolifération de traitements falsifiés ou de qualité inférieure tue plus de 100 000 personnes par an sur le continent.

Après avoir enchaîné un paludisme et une typhoïde, Ayawo Hiévi pensait être au bout de ses peines grâce aux médicaments prescrits par un médecin de Lomé. Mais ce Togolais ne se doutait pas que le traitement serait pire que le mal et qu’il perdrait l’usage de ses reins.

C’était en 2015, dans le petit centre médical de son quartier. « Après quatre jours de soins, j’ai commencé à sentir des douleurs dans le ventre », explique à l’AFP le couturier de 52 ans. Deux semaines plus tard, il a dû être hospitalisé en urgence au CHU de Lomé. « La quinine et l’antibiotique utilisés pour me soigner dans le cabinet médical étaient de faux médicaments et ont abîmé mes reins. »Lire aussi  Au Niger, alerte au « faux » vaccin contre la méningite

Ayawo souffre aujourd’hui d’insuffisance rénale chronique et doit se rendre régulièrement à l’hôpital pour y être dialysé. « Mes activités sont totalement paralysées, car je ne suis plus en bonne santé pour exercer mon métier, explique-t-il avec rancœur. Psychologiquement aussi, je vous avoue que je souffre. »

Au Zimbabwe, l’épouse du vice-président écrouée pour avoir tenté de l’assassiner

L’épouse de l’actuel vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, déjà poursuivie pour « fraude et blanchiment d’argent », a été placée en détention provisoire, lundi 16 décembre, accusée cette fois d’avoir tenté de supprimer son mari.

Convoquée lundi au tribunal de la capitale, Harare, Marry Mubaiwa, 38 ans, s’est vu signifier à l’audience une inculpation pour « tentative d’assassinat » et a été écrouée jusqu’à une prochaine comparution le 30 décembre

Au Burkina, la justice condamne le polémiste Kémi Séba pour « outrage au président »

La justice burkinabée a condamné, jeudi 26 décembre, le polémiste franco-béninois Kémi Séba, fondateur du mouvement Urgences panafricanistes, à « deux mois de prison avec sursis », pour « outrage » au président Roch Kaboré, au terme d’une audience en « comparution immédiate ».

Le tribunal de grande instance de Ouagadougou lui a aussi infligé une amende de 200 000 francs CFA (300 euros), le reconnaissant coupable également d’« outrage à des chefs d’Etat étrangers » dont l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Nigérien Mahamadou Issoufou.Lire aussi  « Semi-révolution » ou « arnaque politique », la fin du franc CFA vue par des économistes africains

« On m’a condamné à deux mois avec sursis qui sont en réalité deux mois symboliques parce que même les juges savent que j’ai raison », a déclaré M. Séba à l’issue du procès.

« Même avec la fin du franc CFA, les rapports entre l’Afrique et la France seront toujours empreints d’une histoire douloureuse »

Tribune. Alassane Ouattara et Emmanuel Macron signent la fin du franc CFA en Afrique de l’Ouest. Le 21 décembre 2019, une nouvelle page de l’histoire entre la partie francophone de l’Afrique de l’Ouest et la France semble s’être tournée. En effet, depuis 1945, la souveraineté monétaire des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale était partagée entre la France et ses anciennes colonies au sein de Banques centrales à vocation régionale. Or ce n’est plus complètement le cas. L’Afrique de l’Ouest francophone accroît son indépendance monétaire. Cette évolution ne concerne que certains pays d’Afrique de l’Ouest : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle devrait néanmoins s’étendre à la zone franc d’Afrique centrale qui rassemble le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.Lire aussi  La fin du franc CFA annoncée par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara

Bien entendu, les raisons de cette évolution sont multiples. Tout d’abord, sur le plan politique, il était de plus en plus lourd pour la France d’assumer vis-à-vis de ses anciennes colonies comme du reste du monde cette sorte de tutelle monétaire qui continuait de s’exercer longtemps, très longtemps, trop longtemps après la déclaration des indépendances dont on fêtera justement les 60 ans en 2020.

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