lun. Juil 26th, 2021

APPEL À CANDIDATURES: IDFA BERTHA FUND CLASSIC

APPEL À CANDIDATURES: IDFA BERTHA FUND CLASSIC

Appel à candidatures: IDFA Bertha Fund Classic
Le fonds cinématographique de l’IDFA lance un appel à candidatures! Les réalisateurs de documentaires créatifs d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est peuvent postuler à l’IBF Classic pour une subvention allant jusqu’à 17 500 € (pour la production / postproduction, ou jusqu’à 5 000 € pour le développement). Soumettez votre travail avant le 10 juin. Cliquez sur le lien ci-après pour soummettre votre projet. https://www.idfa.nl/en/article/133107/call-for-submissions-idfa-bertha-fund-classic

Biennale de la danse en Afrique 2020 et le Festival « On marche » : deux événements en un à Marrakech

La ville de Marrakech, accueillera la 15e édition du festival de danse « On marche », qui aura lieu du 20 au 28 mars prochain. Au cours de cet événement, se tiendra également, la Biennale de la danse en Afrique 2020.

La particularité de la 15e édition du festival « On marche » réside dans le fait que cette Biennale qu’elle porte, pilotée par un comité artistique panafricain, est une renaissance programmée. Selon les initiateurs de cette rencontre culturelle internationale, « La Triennale de danse, manifestation panafricaine emblématique depuis 1997 et dont la dernière édition s’est tenue à Ouagadougou en 2016, s’émancipe de sa forme et sa direction initiales, et devient Biennale en choisissant Marrakech pour revêtir en mars 2020 sa nouvelle toge ».

Ainsi donc, la Biennale de la danse en Afrique portée par le Festival de danse contemporaine « On marche » et pilotée par son directeur Taoufiq Izeddiou, selon ses organisateurs, se veut un rendez-vous continental et international incontournable. Elle compte se démarquer de sa version initiale aussi bien par sa programmation, son orientation artistique, sa stratégie de développement que par son organisation, affirme l’un de ses responsables.

Le comité artistique composé des personnalités issues du monde de la danse africaine et représentant plusieurs pays unis par la volonté sincère de développer la danse contemporaine en Afrique, témoigne de la nouvelle option de l’événement.

Le comité artistique de la Biennale 2020 est composé de 8 membres issus de 7 pays d’Afrique. Ces deux rendez-vous sont coordonnés par Nedjma Hadj Benchelabi.

Le fondateur de Ladysmith Black Mambazo, Joseph Shabalala, est décédé

Le fondateur de Ladysmith Black Mambazo, Joseph Shabalala, 78 ans, est décédé le mardi 5 Mai à Life Eugene Marais à Pretoria. C’est ce qu’a confirmé le responsable du groupe Xolani Majozi à TshisaLIVE.

Majozi a déclaré que Shabalala était avec sa femme, Thokozile Shabalala, lors de ses derniers moments.

« Oui c’est vrai. M. Shabalala est décédé ce matin. Le groupe (Ladysmith Black Mambazo) est en tournée aux États-Unis, mais ils ont été informés et sont dévastés parce que le groupe est de la famille. »

Majozi a déclaré que la famille de Shabalala publierait une déclaration officielle plus tard dans la journée.

Au cours des dernières années, la santé de Shabalala s’est détériorée, ce qui l’a conduit à se retirer du groupe en 2014.

Plus tôt cette année, Shabalala a été admis à l’hôpital en raison de sa mauvaise santé, et ses proches ont demandé aux fans de le garder dans leurs prières.

En 2017, Shabalala a été admis à l’hôpital après une rechute suite à une chirurgie de la colonne vertébrale. Il a « eu du mal » à se remettre sur pied.

« Il est vieux maintenant. Nous étions inquiets quand il est allé pour l’opération, et nous sommes toujours très inquiets parce qu’il est malade, mais il se renforce », a déclaré à l’époque le porte-parole Sandile Khumalo.

Bien que Shabalal ait officiellement remis la direction de Ladysmith Black Mambazo à son fils Sibongiseni il y a environ trois ans, la star a occasionnellement fait des apparitions avec le groupe lors d’événements.

Wasis Diop chante en français dans un élan panafricain

Le chanteur et compositeur sénégalais Wasis Diop sort en avril prochain et pour la première fois un album 100% français intitulé De la glace dans la gazelle.  Ceci après 7 productions où il partage ses rêves avec le reste du monde en wolof sa langue maternelle.

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Crédits photos:Baay Moussé

Le célèbre compositeur de musique de films vise à toucher plus de locuteurs africains. « C’est un album articulé en français pour que justement dans cet élan de panafricanisme, d’ouverture vers les autres, les Maliens, les Ivoiriens, les Guinéens, etc., comprennent ce que je dis », explique-t-il.

Wasis Diop veut se faire comprendre des autres. Car souligne-t-il, « J’ai toujours chanté dans ma langue maternelle et été inspiré par les étoiles, parce que je n’ai jamais été perturbé par la pollution des lumières, les nuits étaient vraiment noires ».

Rappelant du coup la célèbre phrase de Thomas Sankara, l’ancien président du Burkina Faso qui disait que « les Africains ont suffisamment payé pour avoir le privilège de s’approprier le français », il estime que, le français est ‘’une langue africaine ».

 « Une langue, c’est un véhicule. Nous sommes dans une population de gens qui articulent une langue ensemble, il faut que l’on en profite en tant qu’artiste, il faut mieux nous comprendre entre nous, c’est pour cela que je l’ai fait, c’est le partage », dit Wasis Diop.

Wasis Diop, natif de Dakar où il a grandi, est établi depuis quelques années à l’étranger en France notamment comme « un représentant des cultures sénégalaises ».

Le disque de dix titres compte des morceaux comme Jean Rouch le « père du cinéma africain » ; Sogolon la mère de Soudiata Keita l’empereur du Mandé, De la glace dans la gazelle « une métaphore sur l’avenir du monde par le dialogue Nord-Sud où l’Afrique est la gazelle et l’Europe la glace ».

Il y a aussi Y ’a bon Diop en hommage à son aïeul Djibril Diop Mambéty, tirailleurs sénégalais qui dans une lettre adressée au Maréchal de France chargé du commandement à Verdun, pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), lui demanda à être enterré au Sénégal et pas en France à sa mort.

Des chansons comme L’Ergot de coq qui revient sur l’histoire de Sumaourou Kanté, le roi sorcier dont l’arme fatale libéra le Mandé.

Wasis reste toutefois, avec cet album en français, dans ses chansons très poétiques et métaphoriques.

« Épousez-moi maintenant car le prix de ma dot augmente », dixit la célèbre artiste nigériane Tiwa Savage

C’est à travers une vidéo Tik Tok dans laquelle la sulfureuse artiste nigériane révélait à ses followers ses talents culinaires, qu’elle a profité pour faire une subtile révélation à ses soupirants. « Épousez-moi maintenant car le prix de ma dot augmente », avait-elle prévenu. Simple plaisanterie ou propos à prendre au sérieux ? Nous ne saurions le dire, mais la réalité est que Tiwa est célibataire depuis deux ans après son divorce avec Tunji Balogun, en 2018.

Un peu comme un bien coté en bourse qui prend de la valeur au fil du temps, la chanteuse nigériane aux courbes ensorcelantes estime que le prix de la dot pour obtenir sa main augmente également à mesure que le temps passe. C’est du moins ce que l’on comprend du message subtil glissé par Tiwa Savage dans une vidéo postée sur le réseau social chinois Tik Tok où la jeune femme fait étal de ses qualités de cordon bleu.

Est-ce une plaisanterie ? Ou la jeune femme est-elle réellement prête à sauter le pas et se marier une deuxième fois après son premier mariage qui fut un échec ? S’agit-il d’un clin d’œil à un soupirant particulier ? Elle seule peut apporter une réponse digne de foi. Ce qui est évident, c’est qu’elle est encore célibataire et ses potentiels prétendants devraient presser le pas.

L’interprète et auteur de « All over » s’était mariée en 2014 avec l’entrepreneur Tunji Balogun dit Teebillz avec qui elle a eu un garçon. En 2017, l’ex-mari de la reine africaine de l’afro-beat l’avait accusé d’infidélité et avait même essayé de se suicider. Une épreuve que le couple est finalement parvenu à surmonter. Mais contre toute attente, le couple a divorcé en 2018, après quatre années de mariage et de vie commune.

“En Afrique, l’intégrisme religieux n’a pas de sens”, estime Mamadou Dia, le réalisateur du film “Le père de Nafi”

Une communauté villageoise aux prises avec un rigorisme religieux, prélude au terrorisme : c’est le thème du premier film du cinéaste sénégalais Mamadou Dia qui a été distingué à de nombreux festivals. Entretien.

Le père de Nafi, le film du cinéaste sénégalais Mamadou Diaest à la fois l’histoire d’un mariage entre cousins (Nafi et Tonkara) et la chronique d’une rivalité entre un imam, Tierno, et son frère qui prône l’intégrisme religieux. Dans ce petit village, dont les décors sont magnifiés par une exceptionnelle photographie, l’insidieuse influence des terroristes divise une famille, puis une communauté. Dans une démarche assez inédite, Mamadou Dia filme au long cours les victoires de la propagande terroriste dans une petite localité imaginaire du nord du Sénégal. 

La fiction sénégalaise est repartie avec deux prix, lors de la dernière édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique : celui du meilleur long métrage et du meilleur acteur pour Alassane Sy. Deux nouvelles récompenses pour un long métrage qui a déjà décroché le prix du meilleur premier long métrage et le Léopard d’or de la section Cinéastes du présent où il était présenté à Locarno (Suisse); ou encore le prix Découverte au dernier festival du film francophone de Namur.

franceinfo Afrique : vous évoquez la question très actuelle du terrorisme au Sahel dans une perspective assez singulière, son influence sur une communauté. Quelle est la genèse de ce film dont vous êtes à la fois le scénariste et le réalisateur ? 

Mamadou Dia : quand je suis arrivé aux Etats-Unis, en 2014, pour faire mon master (en réalisation et en écriture), à chaque fois que je me présentais comme musulman, que je disais que mon grand-père et mon pères étaient imams, il y avait ce regard posé sur moi et qui fait naître en vous cette sensation d’avoir à s’expliquer tout le temps. Pourquoi doit-on s’expliquer par rapport à sa religion ? Cela vient aussi du fait que l’autre, en face de nous, n’a pas la bonne information. “Ce sont les musulmans qui placent des bombes”, “Les musulmans sont terroristes”, voilà ce qui circule aujourd’hui.

Et il n’est jamais question des 90% de musulmans qui sont pacifiques, de ces personnes que l’on rencontre au Sénégal, au Ghana, au Togo, au Bénin et dans plusieurs pays dans le monde qui vivent ensemble en paix. Au Sénégal, pays à 90% musulman, le premier président était catholique (Léopold Sédar Senghor, NDLR). Jusqu’à présent au Sénégal, il y a des familles où frères et sœurs sont de religions différentes, où une femme et un mari sont de religions différentes. Nous avons même un cimetière où musulmans et catholiques sont enterrés ensemble. Le problème terroriste ne se pose pas réellemement au Sénégal – on croise les doigts pour que cela n’arrive jamais –, mais il était intéressant de poser le débat.  

L’idée vient aussi de l’élection de Donald Trump que j’ai vécue comme un choc. Je me suis demandé comment cela a-t-il pu être possible ? Comment une personne comme Donald Trump peut-elle être élue démocratiquement aux Etats-Unis ? Comment arrive-t-on à ce genre de situation ? La question vaut aussi pour le terrorisme. A Tombouctou, une ville que j’adore, quand les gens s’assoient et réfléchissent, ils se disent qu’il y avait peut-être des signes qu’ils ont vus et décidé d’ignorer. 

Vous êtes musulman et, par conséquent, vous savez de quoi vous parlez. Dénoncer l’intégrisme religieux s’imposait-il à vous ?  

C’est important de le dénoncer parce que les victimes des intégristes sont, en majorité, musulmanes. J’ai grandi dans un islam très tolérant qui est celui de l’Afrique subsaharienne. C’est cet islam méconnu que je voulais montrer en pointant ce qui n’est pas vrai, mais que l’on entend dans les médias parce que c’est explosif et sensationnel. Il n’y a pas d’amalgame à faire puisque ce n’est pas la réalité. Les religions catholique ou musulmane sont arrivées plus tard dans nos civilisations. Elles ont juste complété nos identités. En Afrique, l’intégrisme religieux, qui divise, n’a pas de sens pour moi. 

Le propos du “Père de Nafi” pourrait se résumer ainsi : la première victime du terrorisme, c’est la famille…

Les personnages principaux sont Tierno et sa fille, Nafi. L’idée du film était de montrer les conséquences du terrorisme sur la cellule familiale, celle qui m’intéresse. Nous venons de communautés où elle est primordiale, c’est là où tout se décide. Ici, celui qui vient corrompre cette famille en est un des membres. Il ne faut pas toujours voir le terrorisme comme quelque chose d’extérieur à soi, la menace peut être interne.

Les jeunes qui partent, qu’ils soient européens ou américains, qui rejoignent les rangs de Daech ont des pères et des mères… Ils ont été aimés et adorés. C’est trop simpliste de se dire que ce sont des parias de la société. Ce n’est pas toujours vrai. Le père de Nafi s’interroge sur ce qui se passe quand on laisse le terrorisme arriver dans nos pays et souligne le fait que ce sont nos cellules familiales qu’elle détruit. Des cellules qui nous font marcher et vivre. 

JOYEDIDI

Ce sont deux frères qui s’opposent dont un est érudit, un imam…

C’est le cas dans beaucoup de religions. Les érudits ne sont souvent pas les plus fanatiques. Ces derniers comprennent bien que dans ces écritures, il n’y a aucune raison de se battre les uns contre les autres. Celui qui arrive avec des idées nouvelles sur la religion est finalement celui qui la connaît le moins. Quand je faisais le pitch en parlant d’imam et de terroriste, les gens pensaient immédiatement : “C’est un imam terroriste.” C’est plutôt le contraire. Tierno est à l’image de la plupart de nos imams, de nos prêtres… L’archevêque de Dakar ne cesse de lancer des messages de paix, quoi qu’il arrive. Les imams font la même chose. Le film est un moyen de défaire les préjugés, notamment celui qui sous-entend que c’est la personne religieuse qui est le problème. Tierno est un imam, rempli de spiritualité, mais il n’en est pas parfait pour autant. Par exemple, il ne veut pas que sa fille adorée aille à l’université… 

Comment expliquez-vous que les idées des intégristes infusent dans des sociétés qui connaissent et vivent cet islam que vous venez décrire ? 

C’est le résultat d’une sournoise lutte de pouvoir. C’est ce qui est arrivé à Tombouctou et dans beaucoup de villes. Ils s’attaquent toujours aux plus vulnérables. On le voit très bien dans le film. Ces gens viennent avec un discours, une proposition, des moyens financiers auxquels leurs interlocuteurs sont réceptifs. Face à l’Etat et à des familles en faillite, il y a ces gens qui débarquent avec des promesses et des idées nouvelles qui font insidieusement leur chemin au sein d’une communauté. 

Les Africains seraient-ils plus sensibles à ce type de démarche, utilisée partout dans le monde, à cause de leur pauvreté ?

Nous ne sommes pas plus vulnérables, mais les règles du jeu sont différentes. Les choix ne sont pas toujours individuels. Les décisions sont plutôt communautaires : il y a un patriarche – ici c’est d’ailleurs une matriarche qui exerce ce pouvoir discret des femmes en Afrique et qui préfère voir sa famille unie avant tout – le droit d’aînesse, la hiérarchie familiale… Résultat : quand le chef bascule, tout le monde bascule avec lui. 

Le film s’intitule “Le père de Nafi”. C’est une fiction qui dépeint un monde d’hommes, mais dont la pierre angulaire est une femme. Pourquoi ? 

Les Africaines sont beaucoup plus puissantes que les portraits que l’on fait d’elles dans les médias ou parfois dans les films. Dans nos communautés et dans nos familles, ce sont les femmes qui dirigent. Dans plusieurs régions, ce sont elles, par exemple, qui tiennent l’économie. Au Sénégal, les signares (femmes métisses et noires très influentes pendant la période coloniale, NDLR) géraient des commerces au même titre que les hommes. 

Dans la communauté où j’ai grandi, c’est toujours l’homme qui bombe le torse et parle en public. Mais, en privé, on sait très bien que c’est la femme qui décide. Nafi est à l’image de ces femmes peules, de mes mères, tantes et grand-mères auprès desquelles j’ai grandi. Elles ont ce regard décidé et savent très bien comment arriver à leurs fins. Nafi, c’est aussi la jeunesse, l’avenir… Elle adore son père, dont elle est la fille unique et la confidente. Nafi respecte sa communauté, incarné par cette figure paternelle, mais elle sait où elle va et comment y aller.

Le réalisateur sénégalais Mamadou Dia
Le réalisateur sénégalais Mamadou Dia (JOYEDIDI)

Le film a-t-il été vu au Sénégal ? Comment a-t-il été reçu ? 

Le film a bénéficié d’une sortie nationale en février. Au Sénégal, on ne peut pas faire une sortie qu’en salles, parce qu’il n’y en a pas assez. C’est pourquoi, nous avons ajouté une sortie “publique”, avec des projections gratuites en plein air que nous avons organisées avec mon associé Maba Ba. Nous avons collaboré avec le centre Yennenga créé par Alain Gomis (cinéaste sénégalais, NDLR) pour cette sortie sénégalaise. L’idée étant de projeter le film au cinéma, tout en le projetant dans les quartiers et les villes du pays. 

A Matam, là où il a été tourné et qui est ma ville natale, c’était la folie. Il y a toute une génération de gens qui n’ont jamais vu de film sur grand écran. La projection s’est faite, à ciel ouvert, grâce à un immense écran gonflable. Il y a eu deux projections auxquelles 400 personnes environ ont assisté chaque soir. Après Matam, nous sommes allés à Saint-Louis, puis à Thiès et ensuite Dakar (la capitale sénégalaise, NDLR) où nous avons fait un partenariat avec une salle de cinéma, le Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Le père de Nafi y a été projeté pendant trois semaines avant que le coronavirus ne l’arrête. En même temps que le film passait en salles, nous avons organisé des projections pour l’autre partie de la population, qui n’est pas à habituée à fréquenter les  cinémas. Nous avons ainsi organisé une projection à l’université Cheikh Anta Diop qui était une réussite.

La diffusion du film au Sénégal a été bouleversée par cette pandémie. Qu’inspire-t-elle au cinéaste que vous êtes à propos du continent africain et des Etats-Unis où vous résidez ?

La pandémie nous démontre que l’on est tous égaux. En tant que journaliste, j’avais couvert Ebola en Sierra Léone en 2014. Je me souviens de la stigmatisation autour de cette maladie. On disait que c’était une maladie des pauvres. Aujourd’hui, c’est le contraire, le Covid-19 est une maladie de riches. Les pays les plus touchés sont des pays développés, à savoir l’Italie, l’Espagne et aujourd’hui les Etats-Unis.

L’Afrique est la région du monde qui compte le moins de cas à l’heure actuelle. Nous avons la chance d’avoir une population jeune, des dirigeants qui ont pris à bras le corps cette situation. Ce n’est pas parce que je suis Sénégalais, mais le Sénégal et le Ghana sont en train de bien faire. Evidemment, de nombreux défis sont à relever face à cette maladie.

Cette pandémie est aussi l’occasion de se rendre compte que l’on parle toujours de l’Afrique comme d’un village ou d’une ville. On ne dit pas l’Europe, on dit la France ou l’Italie….  

Quant aux Etats-Unis, le Covid-19 a montré toutes les failles du système américain. Les gens ont peur d’aller se faire soigner parce qu’il n’y a pas de couverture sanitaire universelle et, par conséquent, ils n’ont pas assez d’argent pour le faire. Si c’est ça le développement, alors ce n’est pas celui que l’on veut chez nous, si l’on ne peut pas se soigner ou avoir accès aux traitements expérimentaux quand ils sont disponibles…. Et puis cela n’aide pas d’avoir un président qui envoie des messages contradictoires.

Votre film vient de faire un doublé au festival Vues d’Afrique. Comment avez-vous reçu ces récompenses ?

J’étais surtout très heureux pour Alassane Sy qui interprète Tierno dans le film. Il a fait un travail extraordinaire. Il m’a fait confiance alors que c’était mon premier film. Il a été tellement patient, de la préparation du film au tournage. Quand il est arrivé à Matam, il s’est bien intégré parce que presque tous les autres acteurs sont originaires du village. C’est un acteur extraordinaire qui a tourné aux Etats-Unis, en Europe et c’est aussi un réalisateur. Il est connu au Sénégal où il tourne et séjourne souvent bien qu’il réside à Londres. Il était temps que l’on reconnaisse son jeu, qui dans tous les festivals impressionne, à l’instar de celui des comédiens du film, mais c’est bien que Vues d’Afrique l’ait reconnu d’une manière plus ou moins officielle.

Koffi Olomidé condamné à deux ans de prison en France

Le tribunal correctionnel de Nanterre vient de rendre son verdict dans l’affaire qui opposait Koffi Olomidé depuis près de 14 ans à ses danseuses. La juridiction a condamné, par contumace (en son absence) ,le chanteur à deux ans de prison avec sursis jugeant que les accusations des plaignantes ne pouvaient être prouvées. Une peine légère au regard des attentes de la partie défenderesse. En effet, le procureur avait requis 7 ans contre le roi de la rumba. Les charges de viol et de séquestration ont elles, été abandonnées. L’un des frères du chanteur en éprouve un « réel soulagement ».

Tout est parti des plaintes déposées par quatre de ses danseuses entre 2007 et 2013. Elles accusaient le chanteur d’« atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité ». Ceci en région parisienne. Elles l’accusaient précisément de relations sexuelles contraintes et sans préservatif, et de violence physique . Si l’on en croit leurs témoignages, elles auraient été enfermées dans un pavillon à Asnières-sur Seine, sous la garde de trois hommes payés pour les surveiller 24h sur 24h. C’est en 2006 qu’elles avaient finalement réussi à prendre la fuite.

  Né à Kisangani en République démocratique du Congo, Koffi Olomidé appelé à l’Etat civil Antoine Christophe Agbepa Mumba est âgé de 63 ans. Il est père de 5 enfants. n 39 ans de carrière solo, Koffi Olomidé a réalisé plus d’une trentaine d’albums, dont 7 avec son groupe Quartier Latin, 2 avec son groupe ” Les Mineurs Du Quartier Latin “, et un album en collaboration avec Papa Wemba. Il a rempli des stades, il a vendu des millions de cassettes en Afrique. Il est l’un des plus gros vendeurs d’albums africains en Europe et ses extravagances animent régulièrement les folles nuits de Kinshasa et celles de la diaspora zaïroise à Paris. En voilà une affaire de mœurs qui n’est pas pour étoffer ce parcours doré.

AFRICA SOUND CITY

Africa Sound City (ASC) est une organisation culturelle à but non-lucratif établie pour faciliter le développement et la promotion des artistes

Le centre culturel Africa Sound City est situé en face de la rue en face de la pharmacie Kindonou

Nous sommes un « incubateur musical » et un espace créatif où les amoureux de la musique peuvent cultiver leurs talents.

L’espace culturel AFRICA SOUND CITY effectue plusieurs types d’activités.
–      L’espace live accueille des artistes talentueux aussi bien nationaux qu’internationaux ;
–      Le studio d’enregistrement enregistre des albums travaillés à la perfection ;
–      Le volet formation offre au public des cours de musique, des master-class, etc ;
–      Le bar-restaurant propose du lundi au samedi une gamme variée de mets du monde mais surtout africains ;
–      Les activités caritatives à travers OMO AFRICA HOPE qui offre à l’occasion des fêtes de fin d’années, un moment de divertissement (repas, cadeaux, récréation) aux enfants les plus démunis.

Charlotte Dipanda: sa déclaration d’amour qui fait réagir ses fans

Ces derniers jours, nombreuses réactions ont été observées chez les fans de la chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda à travers les réseaux sociaux. Ces réactions font suite à une déclaration d’amour à un homme dont la chanteuse ne révèle pas l’identité.

Il y a quelques jours, Charlotte Dipanda, coach à The Voice Africa Francophone a montré un vidéogramme de son dernier titre sous la direction de label Universal Music Africa. Dans ce vidéogramme, la chanteuse laisse un important message à ses fans et au public, elle fait une jolie déclaration d’amour à un homme dont elle préfère taire le nom.

Charlotte chante l’amour en ces mots: « quand tu n’es pas là, mon bb je ne vis pas »; « Je veux crier sur tous les toits mon amour, Na Tondi Oa ».

Selon ses fans, ce n’est pas seulement une chanson mais plutôt une déclaration d’amour à une personne bien spéciale, quand bien même la chanteuse ne l’avoue pas de façon ouverte, tout parait évident dans ses paroles.

Néanmoins, elle a préféré taire l’identité de « l’heureux élu ». Il convient de retenir que depuis sont featuring sur le titre « A jamais » avec le jeune M. Shine en juin 2019, elle n’avait plus effectué de sortie musicale.

Dans la chanson, elle propose à ses fans un style suffisamment atypique qui est un savant mélange de World Misic, de Makossa et d’Afropop

Bénin: le chanteur Nikanor présente enfin la femme qui partage sa vie

Longtemps restée dans l’ombre, le chanteur béninois, Nikanor, a fini par présenter à ses fans la femme de sa vie.

Elle s’appelle Kesso Fredia et est présentée par Nikanor comme la femme qui partage sa vie. Ce jeudi 23 avril 2020, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, Nikanor n’a pas pu s’empêcher de souhaiter un joyeux anniversaire à celle qui fait palpiter son cœur. « Une famille heureuse, c’est une femme heureuse qui la construit. Je déborde de bonheur avec elle. C’est avec ma #Muse que je m’amuse », a écrit Nikanor en légende de la vidéo.

Et pourtant, Nikanor fait partie des rares artistes béninois, qui, contrairement à ceux de la sous-région, ont décidé de garder, cachée, l’identité de leur dulcinée. Mais qu’est ce qui explique ce choix de Nikanor, considéré comme le chouchou des femmes dans le show-biz béninois.

Dans un entretien accordé à VolunCorp qui lui demandait de dévoiler cette grande femme qui fait son bonheur, l’artiste a été catégorique. « Non ! non, mon frère », martèle-t-il, avant de s’expliquer suite à l’insistance du journaliste: « Je le sais, mais le monde artistique, c’est avec ses hauts et ses bas, et avec tous les coups qu’on se donne dans ce game, je préfère ne pas dévoiler le nom de ma meuf. Pour certaines raisons, je préférerais que ça soit caché ». Si aujourd’hui, Nikanor décide de montrer la femme qui partage sa vie, c’est sûr qu’il doit avoir ses raisons.

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