jeu. Juin 30th, 2022

Restitution des biens culturels au Bénin et au Sénégal : où en est le projet de loi ?

Restitution des biens culturels au Bénin et au Sénégal : où en est le projet de loi ?

Le jeudi 17 décembre 2020, l’Assemblée nationale a approuvé le projet de loi visant à restituer 27 objets d’art béninois et sénégalais dans un délai d’un an.

À l’issue d’un long processus législatif, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 17 décembre 2020, le projet de loi visant à restituer 27 biens culturels au Bénin et au Sénégal. Avec 48 voix sur 50, le projet de loi est donc acté au nom du Parlement. Faute d’accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat, qui avait rejeté le texte en nouvelle lecture le 15 décembre dernier, le gouvernement a eu recours à la procédure dite du « dernier mot » permettant à l’Assemblée de statuer définitivement sur l’adoption d’un texte.

Statue royale mi-homme mi-requin attribué à Sossa Dede représentant symboliquement le roi Béhanzin provenant du palais royal d'Abomey, Bénin, Abomey, réalisée entre 1890 et 1892, bois, pigments, métal © musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / Patrick Gries

Un nouveau musée au Bénin accueillera les 26 objets restitués par la France en 2021

Avec le feu vert de l’Unesco, l’institution investira l’enceinte des palais d’Abomey, ancienne capitale du Royaume de Dahomey.

Depuis le discours prononcé par le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017 (« Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique »), une mission a été confiée à deux experts, des rapports ont été rédigés et publiés, mais les œuvres issues du trésor du Dahomey sont encore actuellement exposées dans les salles du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Plus pour longtemps. Le 4 juillet à l’occasion d’un forum organisé à Paris avec le ministère des affaires étrangères autour des « Patrimoines africains », le ministre français de la Culture, Franck Riester, a annoncé un retour « effectif et rapide » des œuvres. Le même jour, le directeur de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme du Bénin, José Pliya, a décliné la proposition française en expliquant : « Nous avons attendu ces restitutions si longtemps, que nous pouvons bien attendre deux ans encore, l’achèvement de notre nouveau musée des amazones et des rois du Dahomey, en 2021 ». Ainsi, le nouveau musée qui accueillera les 26 objets du roi Béhanzin restitués par la France sera construit au sein des palais royaux d’Abomey, avec l’accord de l’Unesco. Cette institution est financée par un prêt de l’Agence Française de Développement (AFD) de 20 millions d’euros, dont 12 sont entièrement dédiés aux anciens palais et à la cour des amazones pour y installer le lieu d’exposition et de conservation. Le début des travaux est prévu pour le quatrième trimestre de cette année avec pour objectif une inauguration à l’automne 2021. Entre-temps, le Bénin, en partenariat avec le musée du quai Branly-Jacques Chirac, s’attelle à former des conservateurs pour gérer de manière pérenne ce nouveau musée et ses objets.

Le Bénin ambitionne de créer quatre nouveaux musées pour développer le tourisme culturel

Art contemporain, histoire, artisanat, architecture, formation de personnels : le pays veut mettre en valeur son patrimoine et ses talents.

A l’occasion de l’exposition des objets restitués par la France et de travaux d’artistes contemporains au palais présidentiel du Bénin, le ministère de la culture a dévoilé, le 17 février, un plan pour l’édification de quatre nouvelles institutions aux enjeux à la fois identitaire et économique. Ici, pas d’architecte star, de bâtiment signal ou de folie des grandeurs, mais des projets ancrés dans l’existant.

Le plus attendu est sans doute le Musée de l’épopée des Amazones et des rois du Dahomey, qui doit ouvrir fin 2024 à Abomey, au cœur du site palatial classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Futur écrin des 26 œuvres restituées par la France mais aussi d’une collection de quelque 350 objets, le bâtiment dessiné par la Franco-Camerounaise Françoise N’Thépé entend raviver la grandeur passée en racontant la naissance d’une nation pluriethnique.

Dès la fin de l’année 2022, le pays, parmi les plus affectés par la traite négrière transatlantique, inaugurera également un Musée de l’histoire de l’esclavage dans la ville côtière de Ouidah, où un million d’hommes, de femmes et d’enfants furent vendus aux enchères.

Quand la rappeuse Cardi B attise la rivalité entre Ghanéens et Nigérians

Entre internautes ghanéens et nigérians, c’est la « guerre » déclarée sur le réseau social Twitter. « Instigatrice » de ce conflit, sans doute sans le savoir, la rappeuse américaine Cardi B.

L‘étincelle est partie de l’annonce de la rappeuse de demander la nationalité nigériane. Une initiative qu’elle a dit vouloir prendre après une frappe de l’armée américaine qui a tué le commandant iranien Qassem Soleimani et fait monter les tensions au Moyen-Orient.

« C’est triste. Cet homme met des Américains en danger. Le geste le plus stupide que Trump ait fait jusqu‘à présent … Je demande ma citoyenneté nigériane », avait-elle alors tweeté. Il n’en fallait pas plus pour raviver une rivalité entre Ghanéens et Nigérians, vieille de plusieurs décennies, mais bien loin des soubresauts diplomatiques suscités par l’offensive américaine contre l’Iran.

Visas pour la Création 2020 : appel à candidature

Date limite | 18 novembre 2019

Visas pour la Création est un dispositif de la mission de coopération culturelle Afrique et Caraïbes. Il a pour objectif d’accompagner l’émergence artistique en Afrique et dans les Caraïbes grâce à des résidences en France métropolitaine et dans les régions d’outre-mer. Il permet aux lauréats de développer un projet de création ou de recherche et de bénéficier d’une prise en charge du billet d’avion, d’une allocation de séjour de 1000€ par mois et d’une assurance rapatriement.

Ce dispositif s’adresse aux artistes et commissaires résidant en Afrique ou dans les Caraïbes, justifiant d’une expérience professionnelle dans le domaine artistique concerné et qui ont besoin, pour développer leur création ou leur carrière, d’un temps de résidence de 2 mois en France dans une structure professionnelle (type CCN, CDCN, Scène Nationale, CDN, Centres d’art, SMAC, etc.), un lieu partenaire de l’Institut Français (liste non exhaustive à télécharger ci-dessous) ou en lien avec un programme de résidence d’une collectivité territoriale.

Il est ouvert aux candidats suivants :

  • les artistes africains résidant en Afrique qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine ou dans un DROM ;
  • les artistes résidant dans les Caraïbes (hors COM et DROM) qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine et dans un DROM.

Il concerne les disciplines suivantes :

  • Architecture, Arts visuels, Cinéma, Cirque, Débats d’idées, Design, Formation, Langue française, Livre, Métiers d’art, Mode, Musique, Numérique, Photographie, Pluridisciplinaire, Théâtre.

Documents à télécharger :

Source : https://www.pro.institutfrancais.com/fr/offre/visas-pour-la-creation

« Les Amours d’Antar et d’Abla », un récit épique à rebours des clichés orientalistes

Les exploits d’Antar et son amour fou pour sa cousine Abla ont bercé les imaginaires au Maghreb et au Moyen-Orient. Un livre illustré traduit en partie ce texte poétique en français.

« C’est Les Mille et Une Nuits ? » La question, péremptoire, émane d’un spectateur détaillant des peintures sous verre exposées à la Fondation de la Tunisie de la Cité universitaire internationale de Paris. « Non, l’histoire d’Antar et Abla », répond Ilyes Messaoudi, artiste tunisien, auteur des treize œuvres aux couleurs vives accrochées au mur et qui illustrent chacune un chapitre de l’épopée du héros né esclave en Arabie centrale. Cette légende antéislamique datant du VIe siècle vient d’être en partie traduite en français, aucune traduction intégrale n’existant à ce jour.

Dans les pays de la région, ce conte qui alterne morceaux de bravoure et poésie n’évoque plus pour certains qu’un vague souvenir, aussi lointain que leurs premiers cours d’arabe, à l’école. D’autres connaissent le héros sous le nom d’Antara Ibn Chaddad (fils de Chaddad), tel que traduit dans nombre de séries télévisées – souvent égyptiennes – qui continuent de faire un carton pendant le ramadan.

Techniques ancestrales

À 29 ans, Ilyes Messaoudi se souvient quant à lui d’avoir entendu parler de ce récit épique dans des dessins animés. Sollicité par Ysabel Saïah-Baudis, d’Orients éditions, il a redécouvert ce mythe en lisant cette traduction : « C’est finalement davantage un conte pour adultes », dit-il.

En témoignent quelques-unes de ses peintures illustrant des scènes teintées d’érotisme et de véritables beuveries, un parti pris possible en France. « Cela m’a beaucoup surpris, comparé à ce qu’on peut lire aujourd’hui dans nos pays : c’est beaucoup plus ouvert », remarque-t-il.

Ses planches, peintes à l’envers (les détails d’abord, puis le fond) jusqu’à la signature, elle aussi inversée, s’inspirent de techniques tout aussi ancestrales que leur histoire. Traditionnellement sépia ou camel, les peintures sous verre sont toujours bien remplies, mais moins éclatantes.

Formé à l’École supérieure des sciences et technologies de design de Tunis et en partie autodidacte, Messaoudi s’est réapproprié cet art en optant pour des traits noirs épais, des formes souples et des couleurs tranchées. En lieu et place de calligraphie arabe, il prend la liberté de remplir les vides avec des motifs végétaux, ce qui évoque les miniatures persanes.

Art populaire

« Les illustrations sont peu valorisées dans le monde de l’art, regrette le jeune artiste, installé en France depuis quatre ans. Ces images sont très premier degré, mais j’ai pris le risque de mélanger les genres en m’inspirant de l’art populaire. » Ce travail paie : certains tableaux ont été achetés par un collectionneur français.

Ses planches ont également été exposées à la galerie du curateur et dénicheur de talents du Maghreb et du Moyen-Orient, Claude Lemand (Paris 5e), ainsi que dans la prestigieuse salle de ventes Rossini (Drouot), le 14 décembre.

Produire un livre illustré coûte cher. « Sans les aides du Centre national du livre, cela n’aurait pas été possible », confie l’éditrice, qui n’en est pas à son coup d’essai. Celle qui ambitionne de mettre en avant les fondamentaux arabes a déjà publié Kalila et Dimna (des contes animaliers qui ont inspiré La Fontaine) ou encore, plus audacieux, Les Mille et Une Nuits en version licencieuse, illustrée avec des gravures anciennes de la BNF. Les images servent à attirer le lecteur vers des textes qui pourraient, à première vue, paraître indigestes et à les « moderniser ».

Retour au Bénin de vingt-huit objets appartenant aux anciens rois d’Abome

Ce geste concrétise le mouvement en faveur du retour d’œuvres d’arts premiers du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées.

Le Monde avec AFP Publié le 18 janvier 2020 à 15h19 – Mis à jour le 19 janvier 2020 à 11h58

Temps deLecture 3 min.

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Ambassadeurs de France et du Japon, collaborateurs du président béninois, écoliers et étudiants, artistes, membres de familles royales, donateurs : tous étaient là, vendredi 17 janvier, au Petit Musée de la Récade, dans le sud du Bénin, autour d’un magnifique sabre d’amazone orné de figures d’animaux.

Cette arme du XIXe siècle, utilisée par les anciennes gardiennes des rois d’Abomey, fait partie des vingt-huit objets désormais exposés dans ce musée de Lobozounkpa, après leur acquisition par un collectif d’antiquaires français passionnés d’art africain et du Bénin. Depuis son inauguration, les initiatives de retour d’objets traditionnels sur leur terre d’origine se sont poursuivies.

Afrique : des musiciens en guerre contre le COVID-19

Lavez-vous les mains. Gardez la distance d’au moins un mètre avec votre interlocuteur … Des messages de musiciens africains qui utilisent la chanson pour sensibiliser le public contre le COVID-19.

En Ouganda le célèbre chanteur et politicien Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine associé ici à son collègue Nubian Li. Sur un air mêlé aux mélodies de rumba emblématiques de l’Afrique de l’Est, ils encouragent les gens à rechercher les symptômes.

Nigeria : l’actrice Funke Akindele arrêtée pour avoir organisé une fête en plein confinement

Une célèbre actrice nigériane a été arrêtée dimanche soir pour avoir organisé une fête à Lagos où se sont rendues de nombreuses célébrités, défiant les obligations de confinement imposées pour stopper la propagation du coronavirus, a indiqué la police lundi.

Funke Akindele, connue sous le nom de scène de Jenifa, est accusée d’avoir organisé une fête d’anniversaire pour son mari ayant réuni plusieurs stars de la scène nigériane, et dont les vidéos ont fait scandale sur les réseaux sociaux tout le weekend.

“Nous avons arrêté Funke Akindele pour avoir organisé une fête au mépris des  directives gouvernementales qui interdisent tout rassemblement de personnes”, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police Bala Elkana. L’actrice et son mari sont attendus en comparution immédiate lundi.

Ils risquent jusqu‘à un mois de prison et 100.000 nairas d’amende (240 euros). 

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où l’on voit quelques dizaines d’invités, dont la star Naira Marley, faire la fête, ont fait scandale tout le weekend à Lagos, ville réputée pour les fêtes, l’insouciance et la décadence de certains de ses habitants.  

La star de Nollywood s’est excusée dans une vidéo Instagram et a promis au gouvernement “d’apporter du soutien et de faire de la prévention pour éradiquer la pandémie”.

Funke Akindele apparaît d’ailleurs dans une publicité de prévention où elle demande aux Nigérians d’observer les règles de distanciation sociale. 

Lundi, 232 cas officiels de Covid-19 avaient été recensés au Nigeria, et la maladie avait fait 5 morts déclarés. 

Les Etats du Delta, de Lagos et Abuja ont mis en place des mesures très strictes de confinement, difficilement applicables dans un pays où la majorité de la population dépend de l‘économie informelle pour se nourrir. 

Hommage à Osange Silou-Kieffer, militante infatigable du cinéma africain et antillais

C’est une grande figure du septième art africain et antillais qui vient de s’éteindre, à l’âge de 73 ans. À la fois journaliste, écrivaine et réalisatrice, Osange Silou-Kieffer n’a eu de cesse de défendre ces cinémas souvent peu valorisés.

Osange Silou-Kieffer est morte dans la nuit du 31 mars au 1er avril à Paris, à l’âge de 73 ans. Non pas à cause du Covid-19, comme l’ont annoncé trop vite et imprudemment divers sites sur internet, mais à la suite d’une « longue maladie » dont elle souffrait depuis plusieurs mois, ainsi que l’a fait savoir sa famille.

C’est une grande figure de l’univers des cinémas antillais et africain qui s’est éteinte. Un véritable personnage, au fort caractère, aussi attachant que haut en couleur, que connaissaient bien tous ceux qui fréquentent cet univers et tous les festivals consacrés au septième art qui accordent un intérêt soutenu à ces cinémas.

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