jeu. Avr 22nd, 2021

Quand la rappeuse Cardi B attise la rivalité entre Ghanéens et Nigérians

Quand la rappeuse Cardi B attise la rivalité entre Ghanéens et Nigérians

Entre internautes ghanéens et nigérians, c’est la « guerre » déclarée sur le réseau social Twitter. « Instigatrice » de ce conflit, sans doute sans le savoir, la rappeuse américaine Cardi B.

L‘étincelle est partie de l’annonce de la rappeuse de demander la nationalité nigériane. Une initiative qu’elle a dit vouloir prendre après une frappe de l’armée américaine qui a tué le commandant iranien Qassem Soleimani et fait monter les tensions au Moyen-Orient.

« C’est triste. Cet homme met des Américains en danger. Le geste le plus stupide que Trump ait fait jusqu‘à présent … Je demande ma citoyenneté nigériane », avait-elle alors tweeté. Il n’en fallait pas plus pour raviver une rivalité entre Ghanéens et Nigérians, vieille de plusieurs décennies, mais bien loin des soubresauts diplomatiques suscités par l’offensive américaine contre l’Iran.

Visas pour la Création 2020 : appel à candidature

Date limite | 18 novembre 2019

Visas pour la Création est un dispositif de la mission de coopération culturelle Afrique et Caraïbes. Il a pour objectif d’accompagner l’émergence artistique en Afrique et dans les Caraïbes grâce à des résidences en France métropolitaine et dans les régions d’outre-mer. Il permet aux lauréats de développer un projet de création ou de recherche et de bénéficier d’une prise en charge du billet d’avion, d’une allocation de séjour de 1000€ par mois et d’une assurance rapatriement.

Ce dispositif s’adresse aux artistes et commissaires résidant en Afrique ou dans les Caraïbes, justifiant d’une expérience professionnelle dans le domaine artistique concerné et qui ont besoin, pour développer leur création ou leur carrière, d’un temps de résidence de 2 mois en France dans une structure professionnelle (type CCN, CDCN, Scène Nationale, CDN, Centres d’art, SMAC, etc.), un lieu partenaire de l’Institut Français (liste non exhaustive à télécharger ci-dessous) ou en lien avec un programme de résidence d’une collectivité territoriale.

Il est ouvert aux candidats suivants :

  • les artistes africains résidant en Afrique qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine ou dans un DROM ;
  • les artistes résidant dans les Caraïbes (hors COM et DROM) qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine et dans un DROM.

Il concerne les disciplines suivantes :

  • Architecture, Arts visuels, Cinéma, Cirque, Débats d’idées, Design, Formation, Langue française, Livre, Métiers d’art, Mode, Musique, Numérique, Photographie, Pluridisciplinaire, Théâtre.

Documents à télécharger :

Source : https://www.pro.institutfrancais.com/fr/offre/visas-pour-la-creation

« Les Amours d’Antar et d’Abla », un récit épique à rebours des clichés orientalistes

Les exploits d’Antar et son amour fou pour sa cousine Abla ont bercé les imaginaires au Maghreb et au Moyen-Orient. Un livre illustré traduit en partie ce texte poétique en français.

« C’est Les Mille et Une Nuits ? » La question, péremptoire, émane d’un spectateur détaillant des peintures sous verre exposées à la Fondation de la Tunisie de la Cité universitaire internationale de Paris. « Non, l’histoire d’Antar et Abla », répond Ilyes Messaoudi, artiste tunisien, auteur des treize œuvres aux couleurs vives accrochées au mur et qui illustrent chacune un chapitre de l’épopée du héros né esclave en Arabie centrale. Cette légende antéislamique datant du VIe siècle vient d’être en partie traduite en français, aucune traduction intégrale n’existant à ce jour.

Dans les pays de la région, ce conte qui alterne morceaux de bravoure et poésie n’évoque plus pour certains qu’un vague souvenir, aussi lointain que leurs premiers cours d’arabe, à l’école. D’autres connaissent le héros sous le nom d’Antara Ibn Chaddad (fils de Chaddad), tel que traduit dans nombre de séries télévisées – souvent égyptiennes – qui continuent de faire un carton pendant le ramadan.

Techniques ancestrales

À 29 ans, Ilyes Messaoudi se souvient quant à lui d’avoir entendu parler de ce récit épique dans des dessins animés. Sollicité par Ysabel Saïah-Baudis, d’Orients éditions, il a redécouvert ce mythe en lisant cette traduction : « C’est finalement davantage un conte pour adultes », dit-il.

En témoignent quelques-unes de ses peintures illustrant des scènes teintées d’érotisme et de véritables beuveries, un parti pris possible en France. « Cela m’a beaucoup surpris, comparé à ce qu’on peut lire aujourd’hui dans nos pays : c’est beaucoup plus ouvert », remarque-t-il.

Ses planches, peintes à l’envers (les détails d’abord, puis le fond) jusqu’à la signature, elle aussi inversée, s’inspirent de techniques tout aussi ancestrales que leur histoire. Traditionnellement sépia ou camel, les peintures sous verre sont toujours bien remplies, mais moins éclatantes.

Formé à l’École supérieure des sciences et technologies de design de Tunis et en partie autodidacte, Messaoudi s’est réapproprié cet art en optant pour des traits noirs épais, des formes souples et des couleurs tranchées. En lieu et place de calligraphie arabe, il prend la liberté de remplir les vides avec des motifs végétaux, ce qui évoque les miniatures persanes.

Art populaire

« Les illustrations sont peu valorisées dans le monde de l’art, regrette le jeune artiste, installé en France depuis quatre ans. Ces images sont très premier degré, mais j’ai pris le risque de mélanger les genres en m’inspirant de l’art populaire. » Ce travail paie : certains tableaux ont été achetés par un collectionneur français.

Ses planches ont également été exposées à la galerie du curateur et dénicheur de talents du Maghreb et du Moyen-Orient, Claude Lemand (Paris 5e), ainsi que dans la prestigieuse salle de ventes Rossini (Drouot), le 14 décembre.

Produire un livre illustré coûte cher. « Sans les aides du Centre national du livre, cela n’aurait pas été possible », confie l’éditrice, qui n’en est pas à son coup d’essai. Celle qui ambitionne de mettre en avant les fondamentaux arabes a déjà publié Kalila et Dimna (des contes animaliers qui ont inspiré La Fontaine) ou encore, plus audacieux, Les Mille et Une Nuits en version licencieuse, illustrée avec des gravures anciennes de la BNF. Les images servent à attirer le lecteur vers des textes qui pourraient, à première vue, paraître indigestes et à les « moderniser ».

Retour au Bénin de vingt-huit objets appartenant aux anciens rois d’Abome

Ce geste concrétise le mouvement en faveur du retour d’œuvres d’arts premiers du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées.

Le Monde avec AFP Publié le 18 janvier 2020 à 15h19 – Mis à jour le 19 janvier 2020 à 11h58

Temps deLecture 3 min.

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Ambassadeurs de France et du Japon, collaborateurs du président béninois, écoliers et étudiants, artistes, membres de familles royales, donateurs : tous étaient là, vendredi 17 janvier, au Petit Musée de la Récade, dans le sud du Bénin, autour d’un magnifique sabre d’amazone orné de figures d’animaux.

Cette arme du XIXe siècle, utilisée par les anciennes gardiennes des rois d’Abomey, fait partie des vingt-huit objets désormais exposés dans ce musée de Lobozounkpa, après leur acquisition par un collectif d’antiquaires français passionnés d’art africain et du Bénin. Depuis son inauguration, les initiatives de retour d’objets traditionnels sur leur terre d’origine se sont poursuivies.

Afrique : des musiciens en guerre contre le COVID-19

Lavez-vous les mains. Gardez la distance d’au moins un mètre avec votre interlocuteur … Des messages de musiciens africains qui utilisent la chanson pour sensibiliser le public contre le COVID-19.

En Ouganda le célèbre chanteur et politicien Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine associé ici à son collègue Nubian Li. Sur un air mêlé aux mélodies de rumba emblématiques de l’Afrique de l’Est, ils encouragent les gens à rechercher les symptômes.

Nigeria : l’actrice Funke Akindele arrêtée pour avoir organisé une fête en plein confinement

Une célèbre actrice nigériane a été arrêtée dimanche soir pour avoir organisé une fête à Lagos où se sont rendues de nombreuses célébrités, défiant les obligations de confinement imposées pour stopper la propagation du coronavirus, a indiqué la police lundi.

Funke Akindele, connue sous le nom de scène de Jenifa, est accusée d’avoir organisé une fête d’anniversaire pour son mari ayant réuni plusieurs stars de la scène nigériane, et dont les vidéos ont fait scandale sur les réseaux sociaux tout le weekend.

“Nous avons arrêté Funke Akindele pour avoir organisé une fête au mépris des  directives gouvernementales qui interdisent tout rassemblement de personnes”, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police Bala Elkana. L’actrice et son mari sont attendus en comparution immédiate lundi.

Ils risquent jusqu‘à un mois de prison et 100.000 nairas d’amende (240 euros). 

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où l’on voit quelques dizaines d’invités, dont la star Naira Marley, faire la fête, ont fait scandale tout le weekend à Lagos, ville réputée pour les fêtes, l’insouciance et la décadence de certains de ses habitants.  

La star de Nollywood s’est excusée dans une vidéo Instagram et a promis au gouvernement “d’apporter du soutien et de faire de la prévention pour éradiquer la pandémie”.

Funke Akindele apparaît d’ailleurs dans une publicité de prévention où elle demande aux Nigérians d’observer les règles de distanciation sociale. 

Lundi, 232 cas officiels de Covid-19 avaient été recensés au Nigeria, et la maladie avait fait 5 morts déclarés. 

Les Etats du Delta, de Lagos et Abuja ont mis en place des mesures très strictes de confinement, difficilement applicables dans un pays où la majorité de la population dépend de l‘économie informelle pour se nourrir. 

Hommage à Osange Silou-Kieffer, militante infatigable du cinéma africain et antillais

C’est une grande figure du septième art africain et antillais qui vient de s’éteindre, à l’âge de 73 ans. À la fois journaliste, écrivaine et réalisatrice, Osange Silou-Kieffer n’a eu de cesse de défendre ces cinémas souvent peu valorisés.

Osange Silou-Kieffer est morte dans la nuit du 31 mars au 1er avril à Paris, à l’âge de 73 ans. Non pas à cause du Covid-19, comme l’ont annoncé trop vite et imprudemment divers sites sur internet, mais à la suite d’une « longue maladie » dont elle souffrait depuis plusieurs mois, ainsi que l’a fait savoir sa famille.

C’est une grande figure de l’univers des cinémas antillais et africain qui s’est éteinte. Un véritable personnage, au fort caractère, aussi attachant que haut en couleur, que connaissaient bien tous ceux qui fréquentent cet univers et tous les festivals consacrés au septième art qui accordent un intérêt soutenu à ces cinémas.

Décès de Manu Dibango : hommages des stars et personnalités africaines

Une floraison des hommages se multiplient après l’annonce du décès de l’artiste-musicien camerounais de renommée mondiale.

Manu Dibango, 86 ans, s’est éteint ce 22 mars 2020 dans un hôpital de la région parisienne des suites du nouveau coronavirus. De nombreuses personnalités politiques, stars et artistes africains effondrés par cette triste nouvelle expriment leur émotion sur les réseaux sociaux.

Hommes politiques

Le président gabonais a tenu à exprimer personnellement un hommage via son compte officiel à celui qu’il appelle « Papa Muna ». Ali Bongo Ondimba rend témoignage d’un immense patrimoine que laisse derrière lui ce célèbre saxophoniste.

Côte d’ivoire : mariage avec la Tunisienne Aelyssa Darragi, prison pour Alpha Blondy ?

Le chanteur de reggae ivoirien, Alpha Blondy, qui vient de célébrer son mariage avec  la Tunisienne Aelyssa Darragi, encourt une peine de prison. Pourquoi ?

A peine le mariage, religieux et civil, entre Alpha Blondy et la Tunisienne Aelyssa Darragi a été célébré les 20 et 22 février 2020, que  l’épouse coréenne du chanteur ivoirien effectue une sortie pour  indiquer être à ce jour unie au reggaeman par les liens du mariage. Si ces faits son avérés, c’est dans une situation de bigamie que se trouve Alpha Blondy et qui pourrait l’exposer à des sanctions judiciaires.

Selon la presse ivoirienne, c’est l’article 455 du Code pénal ivoirien qui constitue une menace pour le musicien, puisqu’il indique clairement : « Quiconque étant engagé dans les liens du mariage en contracte un autre avant la dissolution du précédent est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans, et d’une amende de 50 000 à 500 000 francs ».

Si l’hypothèse d’un emprisonnement de l’artiste est envisagée, c’est pour la simple raison que dans une publication sur les réseaux sociaux, la Coréenne Ran Young Hong-Koné a rappelé à Alpha Blondy qu’elle est et reste son épouse. « A présent, je voudrais te rappeler qu’il n’y a rien de mal au fait de te remarier, mais sans m’avoir divorcée, moi qui suis légalement encore mariée à toi, tu commets un délit », a clairement signifié celle qui se dit toujours épouse d’Alpha Blondy.

« Il est temps de dire la vérité et de me rendre justice », a ajouté la Coréenne qui, visiblement est prête à engager une bataille judiciaire avec celui qu’elle considère comme son mari.

A lire : Côte d’Ivoire : polémique après le mariage d’Alpha Blondy avec la Tunisienne Aelyssa Darragi

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Céline Banza, lauréate du Prix Découvertes RFI 2019

Après délibération, le jury du Prix Découvertes RFI 2019 a rendu son verdict : c’est la Congolaise Céline Banza qui remporte cette nouvelle édition.

Chanteuse, vidéaste, actrice, performeuse : Céline Banza est tout cela à la fois. Une artiste curieuse et polyvalente qui n’a que 22 ans et a déjà inspiré un court métrage en 2017, Tamuzi , où elle joue son propre rôle. 

Mais par-dessus tout, il y a la musique, la chanson. C’est au sein des Studios Kabako avec le chorégraphe-danseur Faustin Linyekula, à l’est de la RDC, que Céline Banza fait ses premiers pas de choriste. Elle fréquente des danseurs, des rappeurs et monte sur scène, sa première scène à l’alliance française de Kisangani. De retour à Kinshasa, sa ville de naissance, elle entre à l’Institut National des Arts.

En 2017, elle participe également à l’émission The Voice Afrique francophone qui la conforte dans son envie d’entamer une carrière musicale et lui fixe un objectif : celui de gravir peu à peu les marches et d’occuper le devant de la scène. Elle crée ensuite son groupe Banza Musik. Avec cette récompense décernée par RFI, c’est bel et bien une nouvelle impulsion qui est donnée à la jeune congolaise et des encouragements de la profession sur le chemin qu’elle s’est choisi. L’occasion également de faire entendre sa musique à un public beaucoup plus large…

Chaque année, RFI organise le concours Découvertes destiné à promouvoir les jeunes talents des musiques africaines. Un concours qui au fil des années a révélé des artistes devenus pour certains des icônes de la musique africaine comme Tiken Jah FakolyRokia TraoréDidier AwadiAmadou & Mariam et l’an dernier le jeune chanteur rwandais Yvan Buravan.

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