lun. Mai 23rd, 2022

Restitution des biens culturels au Bénin et au Sénégal : où en est le projet de loi ?

Restitution des biens culturels au Bénin et au Sénégal : où en est le projet de loi ?

Le jeudi 17 décembre 2020, l’Assemblée nationale a approuvé le projet de loi visant à restituer 27 objets d’art béninois et sénégalais dans un délai d’un an.

À l’issue d’un long processus législatif, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 17 décembre 2020, le projet de loi visant à restituer 27 biens culturels au Bénin et au Sénégal. Avec 48 voix sur 50, le projet de loi est donc acté au nom du Parlement. Faute d’accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat, qui avait rejeté le texte en nouvelle lecture le 15 décembre dernier, le gouvernement a eu recours à la procédure dite du « dernier mot » permettant à l’Assemblée de statuer définitivement sur l’adoption d’un texte.

Statue royale mi-homme mi-requin attribué à Sossa Dede représentant symboliquement le roi Béhanzin provenant du palais royal d'Abomey, Bénin, Abomey, réalisée entre 1890 et 1892, bois, pigments, métal © musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / Patrick Gries

Un nouveau musée au Bénin accueillera les 26 objets restitués par la France en 2021

Avec le feu vert de l’Unesco, l’institution investira l’enceinte des palais d’Abomey, ancienne capitale du Royaume de Dahomey.

Depuis le discours prononcé par le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017 (« Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique »), une mission a été confiée à deux experts, des rapports ont été rédigés et publiés, mais les œuvres issues du trésor du Dahomey sont encore actuellement exposées dans les salles du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Plus pour longtemps. Le 4 juillet à l’occasion d’un forum organisé à Paris avec le ministère des affaires étrangères autour des « Patrimoines africains », le ministre français de la Culture, Franck Riester, a annoncé un retour « effectif et rapide » des œuvres. Le même jour, le directeur de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme du Bénin, José Pliya, a décliné la proposition française en expliquant : « Nous avons attendu ces restitutions si longtemps, que nous pouvons bien attendre deux ans encore, l’achèvement de notre nouveau musée des amazones et des rois du Dahomey, en 2021 ». Ainsi, le nouveau musée qui accueillera les 26 objets du roi Béhanzin restitués par la France sera construit au sein des palais royaux d’Abomey, avec l’accord de l’Unesco. Cette institution est financée par un prêt de l’Agence Française de Développement (AFD) de 20 millions d’euros, dont 12 sont entièrement dédiés aux anciens palais et à la cour des amazones pour y installer le lieu d’exposition et de conservation. Le début des travaux est prévu pour le quatrième trimestre de cette année avec pour objectif une inauguration à l’automne 2021. Entre-temps, le Bénin, en partenariat avec le musée du quai Branly-Jacques Chirac, s’attelle à former des conservateurs pour gérer de manière pérenne ce nouveau musée et ses objets.

Le Bénin ambitionne de créer quatre nouveaux musées pour développer le tourisme culturel

Art contemporain, histoire, artisanat, architecture, formation de personnels : le pays veut mettre en valeur son patrimoine et ses talents.

A l’occasion de l’exposition des objets restitués par la France et de travaux d’artistes contemporains au palais présidentiel du Bénin, le ministère de la culture a dévoilé, le 17 février, un plan pour l’édification de quatre nouvelles institutions aux enjeux à la fois identitaire et économique. Ici, pas d’architecte star, de bâtiment signal ou de folie des grandeurs, mais des projets ancrés dans l’existant.

Le plus attendu est sans doute le Musée de l’épopée des Amazones et des rois du Dahomey, qui doit ouvrir fin 2024 à Abomey, au cœur du site palatial classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Futur écrin des 26 œuvres restituées par la France mais aussi d’une collection de quelque 350 objets, le bâtiment dessiné par la Franco-Camerounaise Françoise N’Thépé entend raviver la grandeur passée en racontant la naissance d’une nation pluriethnique.

Dès la fin de l’année 2022, le pays, parmi les plus affectés par la traite négrière transatlantique, inaugurera également un Musée de l’histoire de l’esclavage dans la ville côtière de Ouidah, où un million d’hommes, de femmes et d’enfants furent vendus aux enchères.

Grand Concert du Réveillon de Noël

Amis mélomanes, Olumédia Entertainment organise, pour la première année, son Grand Concert du Réveillon de Noël Urban_Vibes! Et cette année, cet évènement musical se déroule au Parc_Ifè (Parc d’attraction) de Porto-Novo, le Jeudi 24 décembre 2020.

Si vous aimez la musique urbaine alors, vous connaissez sans aucun doute Pamchito Dj, l’artiste du moment. Nous allons tous danser Zunchinchin_zunchinchin avec plusieurs autres artistes de la capitale

Contact: +22962124628

Event : Vendredi prochain, ELIFAZ promet du feu pour l’édition 2 de “LA GRANDE RÉUNION FAMILIALE 2”.

Juda Sion LAGBENOU

Jamais un sans deux! Plus d’un an après le fulgurant succès de son événement “La Grande Réunion Familiale“, l’humoriste béninois Elifaz revient à la charge avec la deuxième édition qui s’annonce très bouillante vu les sujets à l’ordre du jour. Après Cotonou, c’est la commune de Sèmè Podji qui va accueillir ce grand événement. Ainsi, le Vendredi 25 Septembre à partir de 20h, tous les fils et filles du pays sont massivement conviés à l’Espace Ochola (non loin du Carrefour Sèkandji) qui va servir de cadre pour abriter cette rencontre inédite. Le prix d’entrée est fixé à 5000f pour un show époustouflant de ELIFAZ qui aura à ses côtés les humoristes et comédiens Kpiten Virus, Petit Garçon, Pachéco, De Jésus comédie club, Sam Le Terrible...

Qu’il vous souvienne que l’édition 1 qui s’était tenu au ciné le Bénin un 03 août 2019 avait connu un succès franc au point où la chaîne nationale ORTB a diffusé plus tard la scène en intégralité. A voir de plus près, la période sanitaire pénible que nous traversons aurait pu décourager Elifaz à tout laisser tomber mais sa détermination et son amour pour son art sont plus forts que le coronavirus et dans le respect strict des gestes barrières, la Grande Réunion Familiale 2 couplée à l’anniversaire d’Elifaz se tiendra pour le bonheur du grand public.

APPEL À CANDIDATURES: IDFA BERTHA FUND CLASSIC

Appel à candidatures: IDFA Bertha Fund Classic
Le fonds cinématographique de l’IDFA lance un appel à candidatures! Les réalisateurs de documentaires créatifs d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est peuvent postuler à l’IBF Classic pour une subvention allant jusqu’à 17 500 € (pour la production / postproduction, ou jusqu’à 5 000 € pour le développement). Soumettez votre travail avant le 10 juin. Cliquez sur le lien ci-après pour soummettre votre projet. https://www.idfa.nl/en/article/133107/call-for-submissions-idfa-bertha-fund-classic

« En Afrique, l’intégrisme religieux n’a pas de sens », estime Mamadou Dia, le réalisateur du film « Le père de Nafi »

Une communauté villageoise aux prises avec un rigorisme religieux, prélude au terrorisme : c’est le thème du premier film du cinéaste sénégalais Mamadou Dia qui a été distingué à de nombreux festivals. Entretien.

Le père de Nafi, le film du cinéaste sénégalais Mamadou Diaest à la fois l’histoire d’un mariage entre cousins (Nafi et Tonkara) et la chronique d’une rivalité entre un imam, Tierno, et son frère qui prône l’intégrisme religieux. Dans ce petit village, dont les décors sont magnifiés par une exceptionnelle photographie, l’insidieuse influence des terroristes divise une famille, puis une communauté. Dans une démarche assez inédite, Mamadou Dia filme au long cours les victoires de la propagande terroriste dans une petite localité imaginaire du nord du Sénégal. 

La fiction sénégalaise est repartie avec deux prix, lors de la dernière édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique : celui du meilleur long métrage et du meilleur acteur pour Alassane Sy. Deux nouvelles récompenses pour un long métrage qui a déjà décroché le prix du meilleur premier long métrage et le Léopard d’or de la section Cinéastes du présent où il était présenté à Locarno (Suisse); ou encore le prix Découverte au dernier festival du film francophone de Namur.

franceinfo Afrique : vous évoquez la question très actuelle du terrorisme au Sahel dans une perspective assez singulière, son influence sur une communauté. Quelle est la genèse de ce film dont vous êtes à la fois le scénariste et le réalisateur ? 

Mamadou Dia : quand je suis arrivé aux Etats-Unis, en 2014, pour faire mon master (en réalisation et en écriture), à chaque fois que je me présentais comme musulman, que je disais que mon grand-père et mon pères étaient imams, il y avait ce regard posé sur moi et qui fait naître en vous cette sensation d’avoir à s’expliquer tout le temps. Pourquoi doit-on s’expliquer par rapport à sa religion ? Cela vient aussi du fait que l’autre, en face de nous, n’a pas la bonne information. « Ce sont les musulmans qui placent des bombes », « Les musulmans sont terroristes », voilà ce qui circule aujourd’hui.

Et il n’est jamais question des 90% de musulmans qui sont pacifiques, de ces personnes que l’on rencontre au Sénégal, au Ghana, au Togo, au Bénin et dans plusieurs pays dans le monde qui vivent ensemble en paix. Au Sénégal, pays à 90% musulman, le premier président était catholique (Léopold Sédar Senghor, NDLR). Jusqu’à présent au Sénégal, il y a des familles où frères et sœurs sont de religions différentes, où une femme et un mari sont de religions différentes. Nous avons même un cimetière où musulmans et catholiques sont enterrés ensemble. Le problème terroriste ne se pose pas réellemement au Sénégal – on croise les doigts pour que cela n’arrive jamais –, mais il était intéressant de poser le débat.  

L’idée vient aussi de l’élection de Donald Trump que j’ai vécue comme un choc. Je me suis demandé comment cela a-t-il pu être possible ? Comment une personne comme Donald Trump peut-elle être élue démocratiquement aux Etats-Unis ? Comment arrive-t-on à ce genre de situation ? La question vaut aussi pour le terrorisme. A Tombouctou, une ville que j’adore, quand les gens s’assoient et réfléchissent, ils se disent qu’il y avait peut-être des signes qu’ils ont vus et décidé d’ignorer. 

Vous êtes musulman et, par conséquent, vous savez de quoi vous parlez. Dénoncer l’intégrisme religieux s’imposait-il à vous ?  

C’est important de le dénoncer parce que les victimes des intégristes sont, en majorité, musulmanes. J’ai grandi dans un islam très tolérant qui est celui de l’Afrique subsaharienne. C’est cet islam méconnu que je voulais montrer en pointant ce qui n’est pas vrai, mais que l’on entend dans les médias parce que c’est explosif et sensationnel. Il n’y a pas d’amalgame à faire puisque ce n’est pas la réalité. Les religions catholique ou musulmane sont arrivées plus tard dans nos civilisations. Elles ont juste complété nos identités. En Afrique, l’intégrisme religieux, qui divise, n’a pas de sens pour moi. 

Le propos du « Père de Nafi » pourrait se résumer ainsi : la première victime du terrorisme, c’est la famille…

Les personnages principaux sont Tierno et sa fille, Nafi. L’idée du film était de montrer les conséquences du terrorisme sur la cellule familiale, celle qui m’intéresse. Nous venons de communautés où elle est primordiale, c’est là où tout se décide. Ici, celui qui vient corrompre cette famille en est un des membres. Il ne faut pas toujours voir le terrorisme comme quelque chose d’extérieur à soi, la menace peut être interne.

Les jeunes qui partent, qu’ils soient européens ou américains, qui rejoignent les rangs de Daech ont des pères et des mères… Ils ont été aimés et adorés. C’est trop simpliste de se dire que ce sont des parias de la société. Ce n’est pas toujours vrai. Le père de Nafi s’interroge sur ce qui se passe quand on laisse le terrorisme arriver dans nos pays et souligne le fait que ce sont nos cellules familiales qu’elle détruit. Des cellules qui nous font marcher et vivre. 

JOYEDIDI

Ce sont deux frères qui s’opposent dont un est érudit, un imam…

C’est le cas dans beaucoup de religions. Les érudits ne sont souvent pas les plus fanatiques. Ces derniers comprennent bien que dans ces écritures, il n’y a aucune raison de se battre les uns contre les autres. Celui qui arrive avec des idées nouvelles sur la religion est finalement celui qui la connaît le moins. Quand je faisais le pitch en parlant d’imam et de terroriste, les gens pensaient immédiatement : « C’est un imam terroriste. » C’est plutôt le contraire. Tierno est à l’image de la plupart de nos imams, de nos prêtres… L’archevêque de Dakar ne cesse de lancer des messages de paix, quoi qu’il arrive. Les imams font la même chose. Le film est un moyen de défaire les préjugés, notamment celui qui sous-entend que c’est la personne religieuse qui est le problème. Tierno est un imam, rempli de spiritualité, mais il n’en est pas parfait pour autant. Par exemple, il ne veut pas que sa fille adorée aille à l’université… 

Comment expliquez-vous que les idées des intégristes infusent dans des sociétés qui connaissent et vivent cet islam que vous venez décrire ? 

C’est le résultat d’une sournoise lutte de pouvoir. C’est ce qui est arrivé à Tombouctou et dans beaucoup de villes. Ils s’attaquent toujours aux plus vulnérables. On le voit très bien dans le film. Ces gens viennent avec un discours, une proposition, des moyens financiers auxquels leurs interlocuteurs sont réceptifs. Face à l’Etat et à des familles en faillite, il y a ces gens qui débarquent avec des promesses et des idées nouvelles qui font insidieusement leur chemin au sein d’une communauté. 

Les Africains seraient-ils plus sensibles à ce type de démarche, utilisée partout dans le monde, à cause de leur pauvreté ?

Nous ne sommes pas plus vulnérables, mais les règles du jeu sont différentes. Les choix ne sont pas toujours individuels. Les décisions sont plutôt communautaires : il y a un patriarche – ici c’est d’ailleurs une matriarche qui exerce ce pouvoir discret des femmes en Afrique et qui préfère voir sa famille unie avant tout – le droit d’aînesse, la hiérarchie familiale… Résultat : quand le chef bascule, tout le monde bascule avec lui. 

Le film s’intitule « Le père de Nafi ». C’est une fiction qui dépeint un monde d’hommes, mais dont la pierre angulaire est une femme. Pourquoi ? 

Les Africaines sont beaucoup plus puissantes que les portraits que l’on fait d’elles dans les médias ou parfois dans les films. Dans nos communautés et dans nos familles, ce sont les femmes qui dirigent. Dans plusieurs régions, ce sont elles, par exemple, qui tiennent l’économie. Au Sénégal, les signares (femmes métisses et noires très influentes pendant la période coloniale, NDLR) géraient des commerces au même titre que les hommes. 

Dans la communauté où j’ai grandi, c’est toujours l’homme qui bombe le torse et parle en public. Mais, en privé, on sait très bien que c’est la femme qui décide. Nafi est à l’image de ces femmes peules, de mes mères, tantes et grand-mères auprès desquelles j’ai grandi. Elles ont ce regard décidé et savent très bien comment arriver à leurs fins. Nafi, c’est aussi la jeunesse, l’avenir… Elle adore son père, dont elle est la fille unique et la confidente. Nafi respecte sa communauté, incarné par cette figure paternelle, mais elle sait où elle va et comment y aller.

Le réalisateur sénégalais Mamadou Dia
Le réalisateur sénégalais Mamadou Dia (JOYEDIDI)

Le film a-t-il été vu au Sénégal ? Comment a-t-il été reçu ? 

Le film a bénéficié d’une sortie nationale en février. Au Sénégal, on ne peut pas faire une sortie qu’en salles, parce qu’il n’y en a pas assez. C’est pourquoi, nous avons ajouté une sortie « publique », avec des projections gratuites en plein air que nous avons organisées avec mon associé Maba Ba. Nous avons collaboré avec le centre Yennenga créé par Alain Gomis (cinéaste sénégalais, NDLR) pour cette sortie sénégalaise. L’idée étant de projeter le film au cinéma, tout en le projetant dans les quartiers et les villes du pays. 

A Matam, là où il a été tourné et qui est ma ville natale, c’était la folie. Il y a toute une génération de gens qui n’ont jamais vu de film sur grand écran. La projection s’est faite, à ciel ouvert, grâce à un immense écran gonflable. Il y a eu deux projections auxquelles 400 personnes environ ont assisté chaque soir. Après Matam, nous sommes allés à Saint-Louis, puis à Thiès et ensuite Dakar (la capitale sénégalaise, NDLR) où nous avons fait un partenariat avec une salle de cinéma, le Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Le père de Nafi y a été projeté pendant trois semaines avant que le coronavirus ne l’arrête. En même temps que le film passait en salles, nous avons organisé des projections pour l’autre partie de la population, qui n’est pas à habituée à fréquenter les  cinémas. Nous avons ainsi organisé une projection à l’université Cheikh Anta Diop qui était une réussite.

La diffusion du film au Sénégal a été bouleversée par cette pandémie. Qu’inspire-t-elle au cinéaste que vous êtes à propos du continent africain et des Etats-Unis où vous résidez ?

La pandémie nous démontre que l’on est tous égaux. En tant que journaliste, j’avais couvert Ebola en Sierra Léone en 2014. Je me souviens de la stigmatisation autour de cette maladie. On disait que c’était une maladie des pauvres. Aujourd’hui, c’est le contraire, le Covid-19 est une maladie de riches. Les pays les plus touchés sont des pays développés, à savoir l’Italie, l’Espagne et aujourd’hui les Etats-Unis.

L’Afrique est la région du monde qui compte le moins de cas à l’heure actuelle. Nous avons la chance d’avoir une population jeune, des dirigeants qui ont pris à bras le corps cette situation. Ce n’est pas parce que je suis Sénégalais, mais le Sénégal et le Ghana sont en train de bien faire. Evidemment, de nombreux défis sont à relever face à cette maladie.

Cette pandémie est aussi l’occasion de se rendre compte que l’on parle toujours de l’Afrique comme d’un village ou d’une ville. On ne dit pas l’Europe, on dit la France ou l’Italie….  

Quant aux Etats-Unis, le Covid-19 a montré toutes les failles du système américain. Les gens ont peur d’aller se faire soigner parce qu’il n’y a pas de couverture sanitaire universelle et, par conséquent, ils n’ont pas assez d’argent pour le faire. Si c’est ça le développement, alors ce n’est pas celui que l’on veut chez nous, si l’on ne peut pas se soigner ou avoir accès aux traitements expérimentaux quand ils sont disponibles…. Et puis cela n’aide pas d’avoir un président qui envoie des messages contradictoires.

Votre film vient de faire un doublé au festival Vues d’Afrique. Comment avez-vous reçu ces récompenses ?

J’étais surtout très heureux pour Alassane Sy qui interprète Tierno dans le film. Il a fait un travail extraordinaire. Il m’a fait confiance alors que c’était mon premier film. Il a été tellement patient, de la préparation du film au tournage. Quand il est arrivé à Matam, il s’est bien intégré parce que presque tous les autres acteurs sont originaires du village. C’est un acteur extraordinaire qui a tourné aux Etats-Unis, en Europe et c’est aussi un réalisateur. Il est connu au Sénégal où il tourne et séjourne souvent bien qu’il réside à Londres. Il était temps que l’on reconnaisse son jeu, qui dans tous les festivals impressionne, à l’instar de celui des comédiens du film, mais c’est bien que Vues d’Afrique l’ait reconnu d’une manière plus ou moins officielle.

AFRICA SOUND CITY

Africa Sound City (ASC) est une organisation culturelle à but non-lucratif établie pour faciliter le développement et la promotion des artistes

Le centre culturel Africa Sound City est situé en face de la rue en face de la pharmacie Kindonou

Nous sommes un « incubateur musical » et un espace créatif où les amoureux de la musique peuvent cultiver leurs talents.

L’espace culturel AFRICA SOUND CITY effectue plusieurs types d’activités.
–      L’espace live accueille des artistes talentueux aussi bien nationaux qu’internationaux ;
–      Le studio d’enregistrement enregistre des albums travaillés à la perfection ;
–      Le volet formation offre au public des cours de musique, des master-class, etc ;
–      Le bar-restaurant propose du lundi au samedi une gamme variée de mets du monde mais surtout africains ;
–      Les activités caritatives à travers OMO AFRICA HOPE qui offre à l’occasion des fêtes de fin d’années, un moment de divertissement (repas, cadeaux, récréation) aux enfants les plus démunis.

Bénin: le chanteur Nikanor présente enfin la femme qui partage sa vie

Longtemps restée dans l’ombre, le chanteur béninois, Nikanor, a fini par présenter à ses fans la femme de sa vie.

Elle s’appelle Kesso Fredia et est présentée par Nikanor comme la femme qui partage sa vie. Ce jeudi 23 avril 2020, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, Nikanor n’a pas pu s’empêcher de souhaiter un joyeux anniversaire à celle qui fait palpiter son cœur. « Une famille heureuse, c’est une femme heureuse qui la construit. Je déborde de bonheur avec elle. C’est avec ma #Muse que je m’amuse », a écrit Nikanor en légende de la vidéo.

Et pourtant, Nikanor fait partie des rares artistes béninois, qui, contrairement à ceux de la sous-région, ont décidé de garder, cachée, l’identité de leur dulcinée. Mais qu’est ce qui explique ce choix de Nikanor, considéré comme le chouchou des femmes dans le show-biz béninois.

Dans un entretien accordé à VolunCorp qui lui demandait de dévoiler cette grande femme qui fait son bonheur, l’artiste a été catégorique. « Non ! non, mon frère », martèle-t-il, avant de s’expliquer suite à l’insistance du journaliste: « Je le sais, mais le monde artistique, c’est avec ses hauts et ses bas, et avec tous les coups qu’on se donne dans ce game, je préfère ne pas dévoiler le nom de ma meuf. Pour certaines raisons, je préférerais que ça soit caché ». Si aujourd’hui, Nikanor décide de montrer la femme qui partage sa vie, c’est sûr qu’il doit avoir ses raisons.

Vente d’art africain à Orléans.


La maison de vente aux enchères Pousse-Cornet a organisé une vente en salles pour le 21 mars 2020. Néanmoins, le confinement a contraint les organisateurs d’annuler cette vente. Dès lors, elle a été reportée en ligne pour le 30 avril à 14h, un « huis-clos live » sur Interencheres et Drouot Digital. La vente « Arts d’Afrique et civilisations », composée de 323 lots de collectionneurs amateurs, est estimée entre 90 000 et 120 000 euros.

Source image : lejournaldesarts.fr

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