lun. Mai 23rd, 2022

Le statut d’artiste en Afrique

Le statut d’artiste en Afrique

La pandémie du coronavirus entraîne des difficultés dans de nombreux domaines d’activités. Le secteur artistique n’est pas épargné. En effet, comme nous l’évoquions dans d’autres articles, de nombreuses galeries ont été contraintes de fermer leurs portes, les évènements de masse ont été annulés, ainsi que les grands festivals, les biennales et colloques. Ce « lock-down » généralisé empêche donc les artistes d’exposer, de monter sur scène et de voyager. Certains d’entre eux soulignent les difficultés grandissantes durant cette période. En effet, les industries culturelles africaines sont quelque peu instables et le soutien du gouvernement n’est pas toujours de mise. Le statut d’artiste n’est pas reconnu dans de nombreux pays. Manque d’infrastructures, de formations, de reconnaissance de la part du gouvernement et de budget accordé au secteur culturel sont diverses raisons de l’actuelle précarité de l’artiste africain. Toutefois, soulignons que les grands noms du métier ont moins à s’inquiéter que les artistes émergents, confinés dans leur ville natale ou village, loin du cœur de l’action. Dans ce contexte, les artistes déplorent le peu d’aide gouvernementale. Dès lors, la plupart des subsides proviennent de l’international ou d’organismes locaux, bénéficiant déjà de peu de revenus. La crise sanitaire entraînera-t-elle des changements et des prises de conscience dans les modes de fonctionnement du secteur culturel en Afrique ? 

Corina-K: La pierre angulaire du Gospel béninois

Elle fait de la musique Gospel. Elle compte devenir une grande voix dans ce rythme. Elle, c’est Corina-K, l’une des voix montantes de la musique Gospel du Bénin. Née le 21 septembre 1992 à Cotonou au Bénin, d’une famille chrétienne catholique de cinq enfants dont le père graveur mécanique est originaire d’Abomey-Calavi, et la mère infirmière est originaire de Ouidah, Corina-K tire son nom d’artiste de l’assemblage de son nom à l’Etat civil, Linda Corinne Sèna KOUMAGNON. Ce qui signifie : Jeune fille d’AKPOVO et de KOUMAGNON.

Mais pourquoi la musique et surtout du Gospel ? La belle histoire entre Corina-K et la musique débute dès son bas âge, où déjà à l’âge de 07 ans, la jeune fille était très attirée par les rythmes musicaux en rapport avec Dieu, grâce à ses parents tous deux membres de la chorale grégorienne. Habitée par cette passion de la musique religieuse, elle entre en 2002 après l’obtention de son Certificat d’Etude Primaire (CEP), dans la chorale des enfants du Lycée Toffa 1er de Porto- Novo. Elle en devient maîtresse de chœur un an plus tard, avant de se lancer dans la composition de ses premières chansons. Poursuivant sur la même lancée, elle participe à la chorale des enfants de la Paroisse Sainte Thérèse Pk6 de Cotonou en 2007, et travaille depuis 2011 avec la chorale des jeunes de la Paroisse Sainte Anne d’ Agbalilamè de Sème Podji. Décidée à se faire un nom dans le gospel comme Anna TEKO, ou être à l’image de la star nigériane Lara GEORGE son idole, Corina-K se forme pendant plusieurs années en tant que choriste et lead vocal, s’adonne aussi à cœur joie au cours de piano, et s’exerce pendant longtemps aux performances vocales extraordinaires de Céline Dion, Déborah Lukalu, Angélique KIDJO. Dans le même temps, tout en participant à de nombreux concours notamment le Jubilé Star en 2011, le Podium vacances de 2012 et la voix d’Ange en 2013 ; Corina-K est restée très attachée à ses études secondaires effectués au Collège privé « Le Jardin des Elus » où elle décroche le BEPC en 2009 puis le BAC série A2 2012. Auteure-compositrice, chanteuse, interprète et chorégraphe, un an après l’obtention de son diplôme de BTS en Communication d’entreprise à ISM Adonaï, elle concrétise son rêve d’être chantre de l’Éternel, en mettant la mise sur le marché discographique en novembre 2015, son premier album de huit (08) titres intitulé « Amour Divin », à la salle FITEB de Cotonou ex-ciné vogue. Au cours de cette même année, Corina-K se retrouve aux côtés de l’artiste Prince Sèdo dans son morceau dénommé « Sèssi Shé » fait dans du « tchink system » qui connait un franc succès dans le milieu du showbiz béninois. En 2016, elle fait sensation grâce à un nouveau single vidéo dénommé « Noumia », exécuté dans du « Funk », où elle demande expressément de toujours recourir à la prière tout en n’oubliant pas de sanctifier le jour du Seigneur, tel qu’il est recommandé par Dieu. De ce part, elle commence par s’imposer dans le monde de la musique gospel béninois et grâce à la sortie en 2018, d’un deuxième single vidéo titré « Sôdé », réalisé dans le rythme ZINLI d’Abomey, qui fait une entrée fulgurante sur les chaînes de Télévision et stations Radio du pays. Encore appelée la Pécheresse Elue, Corina-K chante non seulement dans ses langues nationales telles que : le Fon, le Goun, le Mina ou le Yoruba, mais aussi dans les langues étrangères comme le Français, l’Anglais et le Lingala. Et ce qu’elle présente comme rythme, est un parfait mélange de la musique moderne fusionnée avec les rythmes ancestraux de son pays natal le Bénin (du tradi-moderne), à travers lesquels, elle loue les merveilles de Dieu, et envoie des messages d’amour, d’espoir, et de conversion suivant les prescriptions Bibliques. Aujourd’hui plus qu’hier, la voix de la Pécheresse Elue, se prépare encore cinq ans après le lancement du premier album, à faire vibrer les cœurs des passionnées de la musique avec la sortie d’un second album en cours de finalisation. De plus, elle ambitionne devenir la pierre angulaire de la musique gospel au Bénin qui ne cessera de louer le nom du Seigneur tant qu’elle respire par des chants nouveaux et la danse afin de mériter toutes les marques d’affection provenant de ses nombreux fans éparpillés sur toute l’étendue du territoire béninois ainsi que dans la sous-région

Tourisme-culture-arts: Abimbola fier des progrès réalisés en 4 ans

La ferme ambition du Chef de l’Etat Patrice Talon de faire du tourisme, un pilier de développement, créateur de richesses et d’emplois est en voie d’être concrétisée et d’ailleurs, une grande partie de cette volonté est devenue une réalité. C’est ce qu’il convient de retenir de l’intervention du Ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean Michel Abimbola sur l’émission « Temps des moissons » de la Télévision nationale, le samedi 18 avril 2020. A en croire celui-ci, en quatre ans d’exercice du pouvoir d’Etat, plusieurs projets ont été réalisés dans ce secteur névralgique du développement national. Selon lui, le Gouvernement est persuadé que grâce à la culture qui va donner les intrants au tourisme, il va pouvoir révéler le Bénin et créer la richesse. Pour y arriver, rappelle-t-il,le Chef de l’Etat et son équipe s’en donnent les moyens depuis 04 ans et en ce qui concerne le secteur touristique en lien avec la culture et les arts, le Bénin a réalisé des prouesses. « De mémoire de Béninois que je suis, c’est la première fois que le tourisme est au cœur de la préoccupation gouvernementale et des politiques publiques. C’est une chance mais qui vient pratiquement soixante (60) ans après nos indépendances. Il faut donc pouvoir rattraper tout ce temps. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai déjà occupé cette fonction, il y a quelques années, sous un autre régime », a fait savoir le Ministre, avant de présenter deux projets sur les sept prioritaires du régime dans ce secteur : Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.« De mémoire de Béninois que je suis, c’est la première fois que le tourisme est au cœur de la préoccupation gouvernementale et des politiques publiques. C’est une chance mais qui vient pratiquement soixante (60) ans après nos indépendances. Il faut donc pouvoir rattraper tout ce temps. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai déjà occupé cette fonction, il y a quelques années, sous un autre régime », a fait savoir le Ministre, avant de présenter deux projets sur les sept prioritaires du régime dans ce secteur : Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.« De mémoire de Béninois que je suis, c’est la première fois que le tourisme est au cœur de la préoccupation gouvernementale et des politiques publiques. C’est une chance mais qui vient pratiquement soixante (60) ans après nos indépendances. Il faut donc pouvoir rattraper tout ce temps. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai déjà occupé cette fonction, il y a quelques années, sous un autre régime », a fait savoir le Ministre, avant de présenter deux projets sur les sept prioritaires du régime dans ce secteur : Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.C’est une chance mais qui vient pratiquement soixante (60) ans après nos indépendances. Il faut donc pouvoir rattraper tout ce temps. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai déjà occupé cette fonction, il y a quelques années, sous un autre régime », a fait savoir le Ministre, avant de présenter deux projets sur les sept prioritaires du régime dans ce secteur : Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.C’est une chance mais qui vient pratiquement soixante (60) ans après nos indépendances. Il faut donc pouvoir rattraper tout ce temps. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai déjà occupé cette fonction, il y a quelques années, sous un autre régime », a fait savoir le Ministre, avant de présenter deux projets sur les sept prioritaires du régime dans ce secteur : Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.Faire de la Pendjari le parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et réinventer la cité lacustre de Ganvié.

Les prédictions du tofâ 2019, de David Aza font objet de beaucoup de critiques et d’interrogation du rang de beaucoup d’observateur. Pour ces derniers, les révélations et interprétations faites par le professeur sont purement politique.

Beaucoup d’interrogations et de polémiques se notent au sein de l’opinion publique face aux révélations de Tofâ 2019 du professeur David Koffi. Ces polémiques ont vraiment pris d’ampleur quand le consultant cultuel et culturel s’est affiché aux côtés des formations politiques proches du président Patrice Talon. Une posture que, pour beaucoup, auraient influencé l’interprétation des signes issus du tofâ 2019. D’un autre côté, pour certains, très peu des prédictions du tofâ 2019 se sont réalisées.

Face à ces différentes attaques, le professeurs réagit. En effet, lors de son passage sur “BI News“, il faisait savoir que “ceux qui disent ça (qu’il est devenu un politicien -NDLR), ils ont raison mais c’est la méconnaissance même de l’essence de tofâ”, notifie-t-il. À l’en croire, depuis 1715, les principaux chefs du tofâ ont toujours été de connivence avec le roi au point même que les grands prêtres à l’époque avaient leur maison dans les environs du palais royal.

Mais malgré cette complicité, les relations n’ont pas toujours été exempt de guerre. Ils ont parfois des relations conflictuelles.  A plusieurs reprises, le roi du Danxomè a demandé même qu’on décapite le boconon qui a fait le tofâ parce que les prédictions ne lui étaient pas favorables”, a-t-il clarifié.

Sur cette même lancée, le professeur explique que la situation actuelle n’est pas nouvelle. Lorsque les prédictions ne sont pas favorables au roi, celui-ci va en guerre contre le boconon et quand c’est favorable pour la population, elle applaudit et le boconon est décrié quand c’est favorable au roi, s’est il défendu.

Concernant la politique, le consultant cultuel et culturel renseigne que la résurgence du tôfa est intervenue en 2005 dans l’optique d’apporter un plus en accompagnant le régime du président Boni Yayi. Sauf que ce dernier n’a pas pris en compte le tofâ durant ses 10 ans de gouvernance. Selon son développement, c’est le gouvernement qui apportait des contributions financière à des  »Boconon » vu les exigences.

Mais ignoré par les autorités d’alors, ils ont été pris en charge par d’autres qui s’occupaient du financement des consultations. Ces derniers arrivés au pouvoir en 2016, auront logiquement son soutien parce que ceux qui finançaient la consultation du “tofâ” sont aujourd’hui au pouvoir. “Nous sommes des Béninois, nous sommes tous à la quête de la construction de l’Etat. Je ne comprends pas pourquoi certains ne doivent pas aller vers d’autres; on ne peut pas construire une nation comme ça” répond-il à ses détracteurs.

Edition 2019 du festival international des arts et cultures Ifèdoun : Gilbert Akueson s’active à faire découvrir la cité des Idaacha

Le tapis rouge sera dressé aux richesses culturelles de la ville de Dassa-Zoumè  à partir de ce jour  19 septembre 2019 et va s’étendre  au 20 et 21 du même mois. À travers le festival international des arts et cultures Ifèdoun, promu par le polyvalent entrepreneur culturel, Gilbert Akueson, la cité des fils et filles Idaacha va être exposée pour le bonheur des curieux qui, au jour le jour, cherchent à en savoir un peu plus sur l’histoire des contrées du Bénin.

Gilbert Akueson est le responsable de l’association ‘’Tonassé’’ et président de la Fédération des associations et compagnies de danses endogènes du Bénin (Facdeb).  Artiste, percussionniste, danseur, chanteur, chorégraphe metteur en scène, le passionné des arts, Gilbert Akueson, au cours de cette édition 2019, entend faire la faveur à tous ceux qui feront le déplacement de la ville giratoire pour découvrir les rythmes et danses : Goumbé, Bolou, Kpohoundoro, la danse des chasseurs et autres. Cet événement à caractère touristique a également pour ambition de faire découvrir les coins pétris d’histoires et d’anecdotes dans la ville de Dassa. « Il y a pas mal de choses qui vont se passer lors de cet événement. Il y aura plein de surprises »  souligne le promoteur pour pointer du doigt les grandes innovations opérées à l’issu des précédentes éditions du festival. Il s’agit d’un événement, à en croire ses propos,  qui rassemble tous les acteurs intervenant dans le secteur de la musique traditionnelle que ça soit au plan national qu’international. Plus d’une vingtaine de groupes folkloriques vont répondre présents à l’invitation du promoteur Gilbert Akueson. Entre autres : le ballet Facdeb, l’association Tonassé qui sera présente avec sa troupe, les espoirs Zokpodoté de Ouidah seront également  au rendez-vous. À côté de tous ces groupes il y aura les groupes folkloriques des rythmes Idaacha qui vont aussi rivaliser d’ardeur pour émerveiller le public. Donc, les spectateurs auront droit à du Goumbé, du Kpohoundoro, du Tchingounmè, du Toba pour ne citer que ces rythmes. En marge des spectacles, les sites touristiques seront découverts à travers des visites.

Innoss’B : “ceux qui nous appellent des grands artistes ou des légendes ne savent pas qu’ici, les chansons ne se vendent pas”

Innoss’B était aujourd’hui l’invitée de Papy Mboma, dans B-One music, et est revenu encore une fois sur les difficultés que connaît la musique congolaise.

Pour Innoss’B, le manque de pouvoir et de moyen d’achat des fans congolais ne permet pas aux artistes de vivre de leurs métiers. “ceux qui nous appellent des grands artistes ou des légendes ne savent pas que ici, les chansons ne se vendent pas, les CD ne se vendent pas, et aucun téléchargement ne paie. Aujourd’hui on est comme un grand panneau au centre ville où personne ne veut mettre sa publicité.”, a dit Innoss’B.

Pour Innoss’B, chaque personne devrait prendre ses responsabilités pour faire revivre la culture congolais, “Il faut la conscience, c’est la charge de tout le monde. Pas seulement du Gouvernement comme souvent j’attends les autres musiciens dire.”

L’artiste Innoss’B passe son temps de confinement à Kinshasa, après son retour de l’Europe au mois de mars deniers où il a dû interrompre sa tournée à cause du coronavirus.

Le continent africain regorge de trésors cachés. Rien qu’en Afrique de l’Ouest, des pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Ghana disposent d’un riche catalogue de tissus locaux.

Le Kenta, également appelé Kita, est un tissu dont l’identité culturelle est partagée par la Côte d’Ivoire et le Ghana. Il s’agit d’un tissu royal, qui se porte drapé autour du corps. Il est fabriqué à la main avec des fils de coton et de la soie pour les modèles les plus luxueux.

Ce tissu est surtout caractérisé par ses motifs très géométriques, voire tribaux. C’est surtout un tissu très coloré, mais dont les nuances n’excèdent pas 5 tons généralement. Très important à savoir : chaque forme et chaque couleur a une signification bien précise. C’est ce qui détermine son choix et l’occasion à laquelle il convient de le porter.

Le Kenta se porte généralement pour les grandes occasions, notamment les cérémonies traditionnelles (dot, mariage, sortie d’enfant, baptême).

Le Bogolan

Très populaire en Côte d’Ivoire, le Bogolan est pourtant typiquement malien, plus précisément de l’ethnie Bambara. Ce tissu traditionnel en coton est fait à la main et la teinture est obtenue avec de la boue fermentée.

Utilisé lors des cérémonies rituelles, le Bogolan était porté comme protection. On lui prêtait des pouvoirs d’absorption de forces spirituelles maléfiques, notamment pendant les accouchements.Le Kanvô

Visas pour la Création 2020 : appel à candidature

Date limite | 18 novembre 2019

Visas pour la Création est un dispositif de la mission de coopération culturelle Afrique et Caraïbes. Il a pour objectif d’accompagner l’émergence artistique en Afrique et dans les Caraïbes grâce à des résidences en France métropolitaine et dans les régions d’outre-mer. Il permet aux lauréats de développer un projet de création ou de recherche et de bénéficier d’une prise en charge du billet d’avion, d’une allocation de séjour de 1000€ par mois et d’une assurance rapatriement.

Ce dispositif s’adresse aux artistes et commissaires résidant en Afrique ou dans les Caraïbes, justifiant d’une expérience professionnelle dans le domaine artistique concerné et qui ont besoin, pour développer leur création ou leur carrière, d’un temps de résidence de 2 mois en France dans une structure professionnelle (type CCN, CDCN, Scène Nationale, CDN, Centres d’art, SMAC, etc.), un lieu partenaire de l’Institut Français (liste non exhaustive à télécharger ci-dessous) ou en lien avec un programme de résidence d’une collectivité territoriale.

Il est ouvert aux candidats suivants :

  • les artistes africains résidant en Afrique qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine ou dans un DROM ;
  • les artistes résidant dans les Caraïbes (hors COM et DROM) qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine et dans un DROM.

Il concerne les disciplines suivantes :

  • Architecture, Arts visuels, Cinéma, Cirque, Débats d’idées, Design, Formation, Langue française, Livre, Métiers d’art, Mode, Musique, Numérique, Photographie, Pluridisciplinaire, Théâtre.

Documents à télécharger :

Source : https://www.pro.institutfrancais.com/fr/offre/visas-pour-la-creation

« Les Amours d’Antar et d’Abla », un récit épique à rebours des clichés orientalistes

Les exploits d’Antar et son amour fou pour sa cousine Abla ont bercé les imaginaires au Maghreb et au Moyen-Orient. Un livre illustré traduit en partie ce texte poétique en français.

« C’est Les Mille et Une Nuits ? » La question, péremptoire, émane d’un spectateur détaillant des peintures sous verre exposées à la Fondation de la Tunisie de la Cité universitaire internationale de Paris. « Non, l’histoire d’Antar et Abla », répond Ilyes Messaoudi, artiste tunisien, auteur des treize œuvres aux couleurs vives accrochées au mur et qui illustrent chacune un chapitre de l’épopée du héros né esclave en Arabie centrale. Cette légende antéislamique datant du VIe siècle vient d’être en partie traduite en français, aucune traduction intégrale n’existant à ce jour.

Dans les pays de la région, ce conte qui alterne morceaux de bravoure et poésie n’évoque plus pour certains qu’un vague souvenir, aussi lointain que leurs premiers cours d’arabe, à l’école. D’autres connaissent le héros sous le nom d’Antara Ibn Chaddad (fils de Chaddad), tel que traduit dans nombre de séries télévisées – souvent égyptiennes – qui continuent de faire un carton pendant le ramadan.

Techniques ancestrales

À 29 ans, Ilyes Messaoudi se souvient quant à lui d’avoir entendu parler de ce récit épique dans des dessins animés. Sollicité par Ysabel Saïah-Baudis, d’Orients éditions, il a redécouvert ce mythe en lisant cette traduction : « C’est finalement davantage un conte pour adultes », dit-il.

En témoignent quelques-unes de ses peintures illustrant des scènes teintées d’érotisme et de véritables beuveries, un parti pris possible en France. « Cela m’a beaucoup surpris, comparé à ce qu’on peut lire aujourd’hui dans nos pays : c’est beaucoup plus ouvert », remarque-t-il.

Ses planches, peintes à l’envers (les détails d’abord, puis le fond) jusqu’à la signature, elle aussi inversée, s’inspirent de techniques tout aussi ancestrales que leur histoire. Traditionnellement sépia ou camel, les peintures sous verre sont toujours bien remplies, mais moins éclatantes.

Formé à l’École supérieure des sciences et technologies de design de Tunis et en partie autodidacte, Messaoudi s’est réapproprié cet art en optant pour des traits noirs épais, des formes souples et des couleurs tranchées. En lieu et place de calligraphie arabe, il prend la liberté de remplir les vides avec des motifs végétaux, ce qui évoque les miniatures persanes.

Art populaire

« Les illustrations sont peu valorisées dans le monde de l’art, regrette le jeune artiste, installé en France depuis quatre ans. Ces images sont très premier degré, mais j’ai pris le risque de mélanger les genres en m’inspirant de l’art populaire. » Ce travail paie : certains tableaux ont été achetés par un collectionneur français.

Ses planches ont également été exposées à la galerie du curateur et dénicheur de talents du Maghreb et du Moyen-Orient, Claude Lemand (Paris 5e), ainsi que dans la prestigieuse salle de ventes Rossini (Drouot), le 14 décembre.

Produire un livre illustré coûte cher. « Sans les aides du Centre national du livre, cela n’aurait pas été possible », confie l’éditrice, qui n’en est pas à son coup d’essai. Celle qui ambitionne de mettre en avant les fondamentaux arabes a déjà publié Kalila et Dimna (des contes animaliers qui ont inspiré La Fontaine) ou encore, plus audacieux, Les Mille et Une Nuits en version licencieuse, illustrée avec des gravures anciennes de la BNF. Les images servent à attirer le lecteur vers des textes qui pourraient, à première vue, paraître indigestes et à les « moderniser ».

Nigeria : l’actrice Funke Akindele arrêtée pour avoir organisé une fête en plein confinement

Une célèbre actrice nigériane a été arrêtée dimanche soir pour avoir organisé une fête à Lagos où se sont rendues de nombreuses célébrités, défiant les obligations de confinement imposées pour stopper la propagation du coronavirus, a indiqué la police lundi.

Funke Akindele, connue sous le nom de scène de Jenifa, est accusée d’avoir organisé une fête d’anniversaire pour son mari ayant réuni plusieurs stars de la scène nigériane, et dont les vidéos ont fait scandale sur les réseaux sociaux tout le weekend.

“Nous avons arrêté Funke Akindele pour avoir organisé une fête au mépris des  directives gouvernementales qui interdisent tout rassemblement de personnes”, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police Bala Elkana. L’actrice et son mari sont attendus en comparution immédiate lundi.

Ils risquent jusqu‘à un mois de prison et 100.000 nairas d’amende (240 euros). 

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où l’on voit quelques dizaines d’invités, dont la star Naira Marley, faire la fête, ont fait scandale tout le weekend à Lagos, ville réputée pour les fêtes, l’insouciance et la décadence de certains de ses habitants.  

La star de Nollywood s’est excusée dans une vidéo Instagram et a promis au gouvernement “d’apporter du soutien et de faire de la prévention pour éradiquer la pandémie”.

Funke Akindele apparaît d’ailleurs dans une publicité de prévention où elle demande aux Nigérians d’observer les règles de distanciation sociale. 

Lundi, 232 cas officiels de Covid-19 avaient été recensés au Nigeria, et la maladie avait fait 5 morts déclarés. 

Les Etats du Delta, de Lagos et Abuja ont mis en place des mesures très strictes de confinement, difficilement applicables dans un pays où la majorité de la population dépend de l‘économie informelle pour se nourrir. 

kultuTv

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