jeu. Avr 22nd, 2021

APPEL À PROJETS : GAGNEZ DE L’ARGENT AVEC VOS COURTS ET LONGS MÉTRAGES SUR KULTU TV

APPEL À PROJETS : GAGNEZ DE L’ARGENT AVEC VOS COURTS ET LONGS MÉTRAGES SUR KULTU TV

Producteurs amateurs ou professionnels de contenus vidéo , KULTU TV, la première chaîne culturelle de l’Afrique vous offre la possibilité de rentabiliser vos productions.

Gagner de l’argent avec des vidéos courtes, gags, drôles, amatrices ou professionnelles, c’est ce que propose KULTU TV en ligne, « une chaîne qui regroupe des vidéos autour d’un sujet bien précis : la comédie, le cinéma, la culture, l’éducation, les astuces pour femme (beauté, coiffure, mode…) et bien d’autres ».
L’opération s’effectue via notre chaîne youtube. Pour postuler, il faut rentrer en contact avec l’équipe de distribution, qui publiera vos vidéos si elles sont sélectionnées. Les revenus générés des abonnés qui regardent la vidéo sont alors redistribués entre la chaîne et vous suivant vos modalités de contrat respectif.
Alors n’attendez plus, lancez-vous !
                                                                 Marzouk Olu Omo

Biennale de la danse en Afrique 2020 et le Festival « On marche » : deux événements en un à Marrakech

La ville de Marrakech, accueillera la 15e édition du festival de danse « On marche », qui aura lieu du 20 au 28 mars prochain. Au cours de cet événement, se tiendra également, la Biennale de la danse en Afrique 2020.

La particularité de la 15e édition du festival « On marche » réside dans le fait que cette Biennale qu’elle porte, pilotée par un comité artistique panafricain, est une renaissance programmée. Selon les initiateurs de cette rencontre culturelle internationale, « La Triennale de danse, manifestation panafricaine emblématique depuis 1997 et dont la dernière édition s’est tenue à Ouagadougou en 2016, s’émancipe de sa forme et sa direction initiales, et devient Biennale en choisissant Marrakech pour revêtir en mars 2020 sa nouvelle toge ».

Ainsi donc, la Biennale de la danse en Afrique portée par le Festival de danse contemporaine « On marche » et pilotée par son directeur Taoufiq Izeddiou, selon ses organisateurs, se veut un rendez-vous continental et international incontournable. Elle compte se démarquer de sa version initiale aussi bien par sa programmation, son orientation artistique, sa stratégie de développement que par son organisation, affirme l’un de ses responsables.

Le comité artistique composé des personnalités issues du monde de la danse africaine et représentant plusieurs pays unis par la volonté sincère de développer la danse contemporaine en Afrique, témoigne de la nouvelle option de l’événement.

Le comité artistique de la Biennale 2020 est composé de 8 membres issus de 7 pays d’Afrique. Ces deux rendez-vous sont coordonnés par Nedjma Hadj Benchelabi.

Deuxième édition du Festival international « Couleurs d’Afrique »

Le Festival International « Couleurs d’Afrique » nous a proposé, l’an dernier, de nombreux spectacles exceptionnels. Prévu à Porto-Novo, au Bénin, du 26 au 30 août 2020, le festival qui allie arts plastique, stand-up, cinéma, théâtre et musique fait en ce moment appel aux candidatures. Les artistes souhaitant participer à la prochaine édition ont jusqu’au 30 avril pour s’inscrire. La liste des candidats sera publiée durant le mois de juin.

Le festival, initié par l’Association Culture et Développement d’ici et d’ailleurs (CDIA), souhaite promouvoir le potentiel des jeunes artistes. L’objectif est de les aider à se développer en leur proposant des formations, la diffusion de leurs créations ainsi qu’une mise en relation avec des personnalités culturelles. Le thème de cette année est « Leadership et autonomisation de la femme africaine : Rôles et responsabilités des artistes et acteurs culturels du continent  africain ».

Décès de Clément Tapsoba

Critique, écrivain, journaliste et engagé dans la promotion du septième art africain, Clément Tapsoba était illustre dans le monde de l’art et du cinéma en Afrique. Il fut président de la Fédération Panafricaine de critique cinématographique, à l’administration du Fespaco et directeur de communication à la Fédération Panafricaine des cinéastes. Avant cette carrière, il a suivi une formation de journalisme à l’université de Dakar avant de rejoindre le Burkina Faso pour y travailler. En tant que journaliste et critique, il a notamment collaboré à des ouvrages collectifs. Figure de la promotion du cinéma panafricain, Clément Tapsoba nous a quitté le 23 avril 2020. 

Célébration des 60 ans de parution du célèbre roman Un piège sans fin: Le Patriarche Olympe Bhêly Quenum publie deux nouvelles écrites en 1966 et 1967

Publié pour la première fois en 1960 aux éditions STOCK à Paris, le roman Un piège sans fin a 60 ans cette année. Pour commémorer les noces de diamant de l’ouvrage et rendre hommage à son auteur, Olympe Bhêly Quenum, 94 ans, la plateforme Beninlivres, représentée par le journaliste – promoteur littéraire, Esckil Agbo et le jeune écrivain béninois, vivant en France, Ezin Pierre Dognon ont initié une série d’activités qui s’étendent sur plusieurs mois.

15 avril 1960 – 15 avril 2020. Cela fait 60 ans que le célèbre roman béninois Un piège sans fin est publié. Pour marquer cela, deux jeunes acteurs de la chaîne du livre à savoir Esckil Agbo, journaliste, Promoteur de radio Beninlivres et des Rencontres internationales du livre du Bénin et Ezin Pierre Dognon, Ecrivain, Doctorant en musicologie ont initié une série d’activités, couvrant plusieurs mois.
Il s’agit principalement de la publication de textes – témoignages sur l’auteur et le roman, de l’organisation d’un jeu concours dédié au public, de la présentation du Prix littéraire panafricain Olympe Bhêly Quenum et de la distribution dans 200 lycées et collèges du Bénin du livre Un piège sans fin. L’objectif, selon les explications des initiateurs est de célébrer l’Ecrivain Olympe Bhêly Quenum, l’un des majeurs acteurs du livre africain, encore en vie.
Emu de l’initiative, le patriarche a mis à la disposition des organisateurs plusieurs de ses textes dont deux nouvelles, écrites respectivement six et sept ans après Un piège sans fin. Sur radio Beninlivres, www.beninlivres.org, le public pourra lire lesdites nouvelles à partir du lundi 20 avril.

Les débuts du roman Un piège sans fin
« Ni au Bénin, son pays natal ni en France où il vit depuis 1948, on n’a jamais vu Olympe Bhêly Quenum à la télévision ». Ces propos sont d’un proche, d’un frère bien aimé de l’Ecrivain. A nos confrères de radio Beninlivres, celui- ci apprend que l’auteur de Un piège sans fin n’aime pas apparaître dans les média. Les vacarmes médiatiques sont les ‘’moments’’ qu’il désire le moins ou d’ailleurs qu’il n’aime point. Et « lorsqu’on s’en étonne, il hausse épaules et rit ».
Un piège sans fin, son roman paru, aux éditions Stock à Paris n’a jamais obtenu de vacarmes médiatiques. Cependant, il a connu six éditions chez Présence africaine qui, au départ avait rejeté le projet de publication du roman. Le manuscrit était intitulé « Le Pilorié ». Un titre qu’André Bay, Directeur littéraire des éditions Stock dans les années 60 avait trouvé « trop intellectuel ». Du coup, il proposa, Un piège sans fin, une phrase qu’il a trouvée en lisant le manuscrit. Devenu Un piège sans fin, le livre a été traduit en Anglais, en Grec et en Slovène.
Jacques Chardonne, le 1er éditeur de l’ouvrage, à l’époque avait fait à Olympe Bhêly Quenum, alors jeune auteur une prédiction en ces termes : « vous êtes un jeune loup et vous avez des dents d’acier…Ce roman ira loin, très loin ». La prophétie se réalisa. Un piège sans fin fait partie, aujourd’hui du fonds de commerce des éditions Présence africaine. De même, un peu partout dans le monde, plusieurs travaux de recherches, maîtrises, thèses et bien d’autres ont été consacrés sur le roman. « A l’Ecole normale supérieure de France, deux pages de l’œuvre ont été choisies pour « le lancement de du premier FLOC/ MOOC dédié à la grammaire français ».

Nigeria – Wole Soyinka : « S’en prendre à la culture, c’est s’en prendre à l’humanité »

Gouvernance au Nigeria, art et démocratie, monde africain… Le Prix Nobel de littérature, âgé de 85 ans, n’a pas rangé les gants. Toujours sur la brèche tant au niveau politique que dans ses œuvres, le grand collectionneur revient pour JA sur ses passions. 

La crise du coronavirus l’oblige, comme tout le monde, à rester chez lui. Mais Wole Soyinka, premier auteur africain à avoir reçu le Nobel de littérature, en 1986, ne s’en plaint pas. Dans sa maison d’Abeokuta, tapie dans la forêt à 100 km au nord de Lagos, cet hyperactif profite enfin d’un peu de quiétude. Rien ne le rend plus heureux, dit-il, que d’écrire chez lui, au calme, entouré de son impressionnante collection d’art africain. Or, la plupart du temps, il est sur la route, enchaînant encore, à 85 ans, les conférences et les festivals de littérature, quand il n’est pas au chevet d’une cause politique. Un paradoxe qu’il explique par « un gène de professeur », qui le rend incapable de résister à une occasion de transmettre.

Auréolé de son prix et de son passé de résistant, Wole Soyinka est un symbole qui peut peser lourd, et il le sait. Difficile donc pour lui de ne pas s’impliquer s’il peut aider. C’est ainsi qu’on l’a vu arriver au tribunal d’Abuja, le 12 février dernier, marchant de son pas calme mais déterminé, les mains dans les poches et la tête couronnée de son inimitable halo de cheveux blancs. Dans ces murs, ce jour-là, Omoyele Sowore, ancien candidat à la présidence du Nigeria et militant des droits de l’homme, était jugé, accusé de trahison pour avoir appelé à une série de manifestations contre le gouvernement fédéral. « Un procès absurde », pour l’homme de lettres, qui réclame lui-même une transformation radicale de la gouvernance dans son pays

Visas pour la Création 2020 : appel à candidature

Date limite | 18 novembre 2019

Visas pour la Création est un dispositif de la mission de coopération culturelle Afrique et Caraïbes. Il a pour objectif d’accompagner l’émergence artistique en Afrique et dans les Caraïbes grâce à des résidences en France métropolitaine et dans les régions d’outre-mer. Il permet aux lauréats de développer un projet de création ou de recherche et de bénéficier d’une prise en charge du billet d’avion, d’une allocation de séjour de 1000€ par mois et d’une assurance rapatriement.

Ce dispositif s’adresse aux artistes et commissaires résidant en Afrique ou dans les Caraïbes, justifiant d’une expérience professionnelle dans le domaine artistique concerné et qui ont besoin, pour développer leur création ou leur carrière, d’un temps de résidence de 2 mois en France dans une structure professionnelle (type CCN, CDCN, Scène Nationale, CDN, Centres d’art, SMAC, etc.), un lieu partenaire de l’Institut Français (liste non exhaustive à télécharger ci-dessous) ou en lien avec un programme de résidence d’une collectivité territoriale.

Il est ouvert aux candidats suivants :

  • les artistes africains résidant en Afrique qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine ou dans un DROM ;
  • les artistes résidant dans les Caraïbes (hors COM et DROM) qui proposent un projet de résidence se déroulant en France métropolitaine et dans un DROM.

Il concerne les disciplines suivantes :

  • Architecture, Arts visuels, Cinéma, Cirque, Débats d’idées, Design, Formation, Langue française, Livre, Métiers d’art, Mode, Musique, Numérique, Photographie, Pluridisciplinaire, Théâtre.

Documents à télécharger :

Source : https://www.pro.institutfrancais.com/fr/offre/visas-pour-la-creation

« Les Amours d’Antar et d’Abla », un récit épique à rebours des clichés orientalistes

Les exploits d’Antar et son amour fou pour sa cousine Abla ont bercé les imaginaires au Maghreb et au Moyen-Orient. Un livre illustré traduit en partie ce texte poétique en français.

« C’est Les Mille et Une Nuits ? » La question, péremptoire, émane d’un spectateur détaillant des peintures sous verre exposées à la Fondation de la Tunisie de la Cité universitaire internationale de Paris. « Non, l’histoire d’Antar et Abla », répond Ilyes Messaoudi, artiste tunisien, auteur des treize œuvres aux couleurs vives accrochées au mur et qui illustrent chacune un chapitre de l’épopée du héros né esclave en Arabie centrale. Cette légende antéislamique datant du VIe siècle vient d’être en partie traduite en français, aucune traduction intégrale n’existant à ce jour.

Dans les pays de la région, ce conte qui alterne morceaux de bravoure et poésie n’évoque plus pour certains qu’un vague souvenir, aussi lointain que leurs premiers cours d’arabe, à l’école. D’autres connaissent le héros sous le nom d’Antara Ibn Chaddad (fils de Chaddad), tel que traduit dans nombre de séries télévisées – souvent égyptiennes – qui continuent de faire un carton pendant le ramadan.

Techniques ancestrales

À 29 ans, Ilyes Messaoudi se souvient quant à lui d’avoir entendu parler de ce récit épique dans des dessins animés. Sollicité par Ysabel Saïah-Baudis, d’Orients éditions, il a redécouvert ce mythe en lisant cette traduction : « C’est finalement davantage un conte pour adultes », dit-il.

En témoignent quelques-unes de ses peintures illustrant des scènes teintées d’érotisme et de véritables beuveries, un parti pris possible en France. « Cela m’a beaucoup surpris, comparé à ce qu’on peut lire aujourd’hui dans nos pays : c’est beaucoup plus ouvert », remarque-t-il.

Ses planches, peintes à l’envers (les détails d’abord, puis le fond) jusqu’à la signature, elle aussi inversée, s’inspirent de techniques tout aussi ancestrales que leur histoire. Traditionnellement sépia ou camel, les peintures sous verre sont toujours bien remplies, mais moins éclatantes.

Formé à l’École supérieure des sciences et technologies de design de Tunis et en partie autodidacte, Messaoudi s’est réapproprié cet art en optant pour des traits noirs épais, des formes souples et des couleurs tranchées. En lieu et place de calligraphie arabe, il prend la liberté de remplir les vides avec des motifs végétaux, ce qui évoque les miniatures persanes.

Art populaire

« Les illustrations sont peu valorisées dans le monde de l’art, regrette le jeune artiste, installé en France depuis quatre ans. Ces images sont très premier degré, mais j’ai pris le risque de mélanger les genres en m’inspirant de l’art populaire. » Ce travail paie : certains tableaux ont été achetés par un collectionneur français.

Ses planches ont également été exposées à la galerie du curateur et dénicheur de talents du Maghreb et du Moyen-Orient, Claude Lemand (Paris 5e), ainsi que dans la prestigieuse salle de ventes Rossini (Drouot), le 14 décembre.

Produire un livre illustré coûte cher. « Sans les aides du Centre national du livre, cela n’aurait pas été possible », confie l’éditrice, qui n’en est pas à son coup d’essai. Celle qui ambitionne de mettre en avant les fondamentaux arabes a déjà publié Kalila et Dimna (des contes animaliers qui ont inspiré La Fontaine) ou encore, plus audacieux, Les Mille et Une Nuits en version licencieuse, illustrée avec des gravures anciennes de la BNF. Les images servent à attirer le lecteur vers des textes qui pourraient, à première vue, paraître indigestes et à les « moderniser ».

Seydou Ouédraogo : « Il y a aujourd’hui un péril sur le vivre-ensemble sahélien »

Sur le continent européen comme dans les Etats de la bande sahélienne, la lutte contre le terrorisme entraîne une limitation des libertés individuelles. Bien sûr, on ne part pas du même point, mais le parallèle interpelle Seydou Ouédraogo, enseignant-chercheur à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette réaction qu’a connue la France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, à Paris, il l’observe à l’œuvre, de façon différente, dans les pays africains touchés par les attaques djihadistes, ou qui risquent de se trouver dans la zone d’extension de la menace.Lire aussi  « Ce qui est en jeu au Sahel est la capacité des Etats à recoudre le tissu social »

Or, aux yeux de cet économiste de formation, à la tête du groupe de réflexion Free Afrik, il faudrait au contraire que les sociétés civiles continuent d’avancer et gagnent encore bien des combats contre les inégalités pour que le terrorisme, qui se nourrit aussi des injustices sociales, puisse reculer. Les sociétés civiles sahéliennes pâtissent de se retrouver dans cette impasse alors que, durant les décennies passées, elles ont fait avancer leur pays.

AFRIQUE BÉNIN Un musée du Bénin va accueillir 27 objets traditionnels provenant de collections européennes

Le musée de la Récade de Lobozounkpa, près de Cotonou, au Bénin, va accueillir vendredi 17 janvier vingt-sept nouvelles récades, sabres et objets de culte fon, offerts par un collectif d’antiquaires parisiens, a annoncé un communiqué. En 2015 avait été créé cet espace de Lobozounkpa, sur une initiative du galeriste parisien Robert Vallois et du Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés.

Au sein de cet espace d’accès gratuit, avait été érigé le « Petit Musée de la Récade », inauguré en 2015. A son ouverture, sa collection était constituée de trente-sept récades (sceptres en forme de hache ou de crosse) anciennes, six objets royaux et de culte fon, tous offerts par le Collectif et des collectionneurs privés.Lire aussi  Bénin : « Demander à la France qu’elle retarde la restitution de nos œuvres d’art est une atteinte à notre fierté »

Depuis son inauguration, les initiatives de retour d’objets traditionnels sur leur terre d’origine se sont poursuivies. Ces nouvelles récades, sabres et objets, provenant de deux anciennes collections européennes, acquises par le Collectif lors qu’une vente aux enchères à Nantes, viendront enrichir la collection.

Une politique muséale dynamique

Ce geste matérialise le retour d’œuvres du patrimoine béninois issues de collections occidentales privées. Il s’inscrit dans un plus vaste débat sur les restitutions d’œuvres d’arts premiers à l’Afrique. La restitution par la France au Bénin de vingt-six statuettes du royaume d’Abomey, annoncée en 2018, et qui se trouvent au Musée du quai Branly-Jacques Chirac, est actée et se fera courant 2020 ou début 2021.

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