jeu. Oct 21st, 2021

Innoss’B : “ceux qui nous appellent des grands artistes ou des légendes ne savent pas qu’ici, les chansons ne se vendent pas”

Innoss’B : “ceux qui nous appellent des grands artistes ou des légendes ne savent pas qu’ici, les chansons ne se vendent pas”

Innoss’B était aujourd’hui l’invitée de Papy Mboma, dans B-One music, et est revenu encore une fois sur les difficultés que connaît la musique congolaise.

Pour Innoss’B, le manque de pouvoir et de moyen d’achat des fans congolais ne permet pas aux artistes de vivre de leurs métiers. “ceux qui nous appellent des grands artistes ou des légendes ne savent pas que ici, les chansons ne se vendent pas, les CD ne se vendent pas, et aucun téléchargement ne paie. Aujourd’hui on est comme un grand panneau au centre ville où personne ne veut mettre sa publicité.”, a dit Innoss’B.

Pour Innoss’B, chaque personne devrait prendre ses responsabilités pour faire revivre la culture congolais, “Il faut la conscience, c’est la charge de tout le monde. Pas seulement du Gouvernement comme souvent j’attends les autres musiciens dire.”

L’artiste Innoss’B passe son temps de confinement à Kinshasa, après son retour de l’Europe au mois de mars deniers où il a dû interrompre sa tournée à cause du coronavirus.

« Les Amours d’Antar et d’Abla », un récit épique à rebours des clichés orientalistes

Les exploits d’Antar et son amour fou pour sa cousine Abla ont bercé les imaginaires au Maghreb et au Moyen-Orient. Un livre illustré traduit en partie ce texte poétique en français.

« C’est Les Mille et Une Nuits ? » La question, péremptoire, émane d’un spectateur détaillant des peintures sous verre exposées à la Fondation de la Tunisie de la Cité universitaire internationale de Paris. « Non, l’histoire d’Antar et Abla », répond Ilyes Messaoudi, artiste tunisien, auteur des treize œuvres aux couleurs vives accrochées au mur et qui illustrent chacune un chapitre de l’épopée du héros né esclave en Arabie centrale. Cette légende antéislamique datant du VIe siècle vient d’être en partie traduite en français, aucune traduction intégrale n’existant à ce jour.

Dans les pays de la région, ce conte qui alterne morceaux de bravoure et poésie n’évoque plus pour certains qu’un vague souvenir, aussi lointain que leurs premiers cours d’arabe, à l’école. D’autres connaissent le héros sous le nom d’Antara Ibn Chaddad (fils de Chaddad), tel que traduit dans nombre de séries télévisées – souvent égyptiennes – qui continuent de faire un carton pendant le ramadan.

Techniques ancestrales

À 29 ans, Ilyes Messaoudi se souvient quant à lui d’avoir entendu parler de ce récit épique dans des dessins animés. Sollicité par Ysabel Saïah-Baudis, d’Orients éditions, il a redécouvert ce mythe en lisant cette traduction : « C’est finalement davantage un conte pour adultes », dit-il.

En témoignent quelques-unes de ses peintures illustrant des scènes teintées d’érotisme et de véritables beuveries, un parti pris possible en France. « Cela m’a beaucoup surpris, comparé à ce qu’on peut lire aujourd’hui dans nos pays : c’est beaucoup plus ouvert », remarque-t-il.

Ses planches, peintes à l’envers (les détails d’abord, puis le fond) jusqu’à la signature, elle aussi inversée, s’inspirent de techniques tout aussi ancestrales que leur histoire. Traditionnellement sépia ou camel, les peintures sous verre sont toujours bien remplies, mais moins éclatantes.

Formé à l’École supérieure des sciences et technologies de design de Tunis et en partie autodidacte, Messaoudi s’est réapproprié cet art en optant pour des traits noirs épais, des formes souples et des couleurs tranchées. En lieu et place de calligraphie arabe, il prend la liberté de remplir les vides avec des motifs végétaux, ce qui évoque les miniatures persanes.

Art populaire

« Les illustrations sont peu valorisées dans le monde de l’art, regrette le jeune artiste, installé en France depuis quatre ans. Ces images sont très premier degré, mais j’ai pris le risque de mélanger les genres en m’inspirant de l’art populaire. » Ce travail paie : certains tableaux ont été achetés par un collectionneur français.

Ses planches ont également été exposées à la galerie du curateur et dénicheur de talents du Maghreb et du Moyen-Orient, Claude Lemand (Paris 5e), ainsi que dans la prestigieuse salle de ventes Rossini (Drouot), le 14 décembre.

Produire un livre illustré coûte cher. « Sans les aides du Centre national du livre, cela n’aurait pas été possible », confie l’éditrice, qui n’en est pas à son coup d’essai. Celle qui ambitionne de mettre en avant les fondamentaux arabes a déjà publié Kalila et Dimna (des contes animaliers qui ont inspiré La Fontaine) ou encore, plus audacieux, Les Mille et Une Nuits en version licencieuse, illustrée avec des gravures anciennes de la BNF. Les images servent à attirer le lecteur vers des textes qui pourraient, à première vue, paraître indigestes et à les « moderniser ».

Nigeria : l’actrice Funke Akindele arrêtée pour avoir organisé une fête en plein confinement

Une célèbre actrice nigériane a été arrêtée dimanche soir pour avoir organisé une fête à Lagos où se sont rendues de nombreuses célébrités, défiant les obligations de confinement imposées pour stopper la propagation du coronavirus, a indiqué la police lundi.

Funke Akindele, connue sous le nom de scène de Jenifa, est accusée d’avoir organisé une fête d’anniversaire pour son mari ayant réuni plusieurs stars de la scène nigériane, et dont les vidéos ont fait scandale sur les réseaux sociaux tout le weekend.

“Nous avons arrêté Funke Akindele pour avoir organisé une fête au mépris des  directives gouvernementales qui interdisent tout rassemblement de personnes”, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police Bala Elkana. L’actrice et son mari sont attendus en comparution immédiate lundi.

Ils risquent jusqu‘à un mois de prison et 100.000 nairas d’amende (240 euros). 

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où l’on voit quelques dizaines d’invités, dont la star Naira Marley, faire la fête, ont fait scandale tout le weekend à Lagos, ville réputée pour les fêtes, l’insouciance et la décadence de certains de ses habitants.  

La star de Nollywood s’est excusée dans une vidéo Instagram et a promis au gouvernement “d’apporter du soutien et de faire de la prévention pour éradiquer la pandémie”.

Funke Akindele apparaît d’ailleurs dans une publicité de prévention où elle demande aux Nigérians d’observer les règles de distanciation sociale. 

Lundi, 232 cas officiels de Covid-19 avaient été recensés au Nigeria, et la maladie avait fait 5 morts déclarés. 

Les Etats du Delta, de Lagos et Abuja ont mis en place des mesures très strictes de confinement, difficilement applicables dans un pays où la majorité de la population dépend de l‘économie informelle pour se nourrir. 

Seydou Ouédraogo : « Il y a aujourd’hui un péril sur le vivre-ensemble sahélien »

Sur le continent européen comme dans les Etats de la bande sahélienne, la lutte contre le terrorisme entraîne une limitation des libertés individuelles. Bien sûr, on ne part pas du même point, mais le parallèle interpelle Seydou Ouédraogo, enseignant-chercheur à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette réaction qu’a connue la France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, à Paris, il l’observe à l’œuvre, de façon différente, dans les pays africains touchés par les attaques djihadistes, ou qui risquent de se trouver dans la zone d’extension de la menace.Lire aussi  « Ce qui est en jeu au Sahel est la capacité des Etats à recoudre le tissu social »

Or, aux yeux de cet économiste de formation, à la tête du groupe de réflexion Free Afrik, il faudrait au contraire que les sociétés civiles continuent d’avancer et gagnent encore bien des combats contre les inégalités pour que le terrorisme, qui se nourrit aussi des injustices sociales, puisse reculer. Les sociétés civiles sahéliennes pâtissent de se retrouver dans cette impasse alors que, durant les décennies passées, elles ont fait avancer leur pays.

kultuTv

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